Quelques jours après le scrutin, André Chassaigne a annoncé la reconduction du groupe de la Gauche démocratique et républicaine, passé entre temps de 15 à 22 députés. Il est formé d’une composante communiste : aux huit sortants se rajoutent Soumya Bourouaha (Seine-St-Denis) qui remplace Marie-George Buffet et Yannick Monet (Allier) en lieu et place de Jean-Paul Dufrègne. Si Alain Bruneel a été battu de quelques voix, les victoires de Jean-Marc Tellier (Pas-de-Calais) et Nicolas Sansu (Cher) porte à 12 le nombre de députés communistes.

Les élections législatives auraient-elles sonné le glas du jupitérisme présidentiel ? Pendant le dernier mandat, Emmanuel Macron fixait les orientations, le Premier ministre et son gouvernement s’empressaient de mettre en œuvre le programme présidentiel. À l’époque, la majorité absolue « En marche » à l’Assemblée nationale faisait office de chambre d’enregistrement des décisions de Jupiter. Le présidentialisme de la Ve République connaissait sa nouvelle heure de gloire.

Enfermés dans leur libéralisme économique intangible, les forces de droite (macroniste ou classique) n’acceptent pas que les forces de gauche et écologistes puissent gérer et gouverner selon d’autres critères. Ces forces rassemblées sous la bannière Nupes ne seraient pas légitimes car contraires aux principes économiques « universels ».

C’est ce qu’a révélé avec force l’entre-deux-tours des élections législatives où le pouvoir a tout fait pour garder la majorité en instrumentalisant à tout-va.

Après quinze ans d’absence aux élections présidentielles, la parole communiste (portée chaleureusement par Fabien Roussel) est de retour. Un scrutin structurant de notre société qui porte la marque de la dérive présidentialiste de la république. Une réalité qui accentue la personnalisation et la bipolarisation au détriment du fond, tout au moins pour ceux qui s’inscrivent dans cette démarche.

Circulez… il n’y a rien à voir ! L’ex-président candidat est réélu, comme attendu, sans avoir véritablement fait campagne. Malgré un bilan très controversé et une gestion clivante, les institutions de la Cinquième République ont offert à nouveau à Emmanuel Macron les clefs de l’Élysée. Il est de fait avéré que l’élection présidentielle, de par les pouvoirs qu’elle octroie au vainqueur, impose son rythme à l’ensemble de la vie politique du pays.

Un des principaux enseignements du premier tour de l’élection présidentielle aura été le très fort taux d’abstention, de l’ordre de 26 % - soit 12,8 millions de personnes. Ce phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il s’est vu accentué dans les zones où le sentiment d’abandon est le plus marqué, notamment en Corse et en outre-mer – jusqu’à 69 % en Polynésie.

Les revendications portées ces dernières semaines dans les manifestations par les différentes sensibilités nationalistes inquiètent. L’idée s’installe qu’en définitive la « matrice de l’Assemblée de Corse » n’est plus le lieu où il peut se débattre calmement des questions politiques.

Il était d’usage, alors que l’année commençait au printemps, de s’offrir des étrennes le premier avril. Le déplacement du nouvel an au premier janvier ayant donné au don usuel du début avril un caractère plus léger, l’habitude est restée d’offrir quelque farce ou autre poisson.

Le ruissellement du président sortant est un échec, évidemment ! Les premiers de cordée  ont coupé la ficelle. Cette « théorie » n’est qu’une escroquerie idéologique. Élu il y a cinq ans à l’aune de la dite République en marche, ce pouvoir aura fait reculer la république, l’intérêt public et ses services publics, ainsi que l’autonomie financière des collectivités. Normal pour un pouvoir dont le cœur du projet est le libéralisme entrepreneurial. 

Après la publication du livre enquête « Les infiltrés », écrit par Matthieu Aron et Caroline Michel-Aguirre, le gouvernement est sous le feu des critiques pour ses achats de « prestations intellectuelles » auprès de divers cabinets de conseil qui coûtent plusieurs milliards d’euros chaque année à l’État et aux collectivités territoriales. 

Considéré comme un marché comme un autre, celui de l’hébergement des personnes âgées dépendantes, baptisé avec cynisme « or gris », ne cherche pas à faire preuve de la moindre moralité. La seule loi étant, là comme ailleurs, celle du profit et à plus forte raison lorsqu’il s’agit de grands groupes cotés en bourse.

Mercredi 2 février, la Fondation Abbé Pierre présentait son 27ème rapport annuel sur « L’état du mal-logement en France ».

Pendant la crise pandémique, avec le « quoi qu’il en coûte » du pouvoir macronien, la dette s’est renforcée. Une  situation qui permet de la démystifier lorsqu’ il s’agit de répondre aux besoins essentiels de la population en matière de santé. La mise en place  du FPU (forfait patient urgence) pour les patients se présentant aux urgences sans un suivi d’hospitalisation ne répond plus à cette notion. Il faut maintenant passer à la caisse. 

La dette est l’argument avancé par les libéraux, adorateurs du marché, pour justifier la réduction des dépenses publiques et sociales utiles. La rétraction des services publics, les privatisations et la mise en place de « réformes » comme celles de l’assurance-chômage et des retraites en sont une autre déclinaison. Alors que nous avons besoin de services publics renforcés notamment dans la santé et l’éducation.

Après deux semaines de débats à l’Assemblée nationale, le passe vaccinal a été adopté, il remplace le passe sanitaire.

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