La Convention citoyenne lancée en juin dernier réunissant 133 citoyennes et citoyens tirés au sort avait pour mission de répondre à la question : « Comment mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu’ils soient plus favorables à leurs apprentissages, à leur développement et à leur santé ? ». Le 23 novembre, la Commission adoptait son rapport final et rendait publiques vingt propositions. 

Avec le rejet catégorique de la loi sur la fin de vie, une nouvelle fois l’avancée de projets de loi d’importance majeure se heurte à la majorité sénatoriale de droite.

Le 19 janvier 2026, l’Oxfam a publié son rapport sur les inégalités à l’occasion de l’ouverture du Forum économique mondial 2026 à Davos. On y apprend qu’en 2025 les milliardaires se sont enrichis de plus de 16 %, pour atteindre 18 300 milliards de dollars, plus haut niveau historique, alors que dans le même temps une personne sur quatre n’a souvent pas de quoi manger à sa faim et que près de la moitié de la population de la planète vit dans la pauvreté.

Dans un mois, les élections municipales et intercommunales détermineront l’avenir de nos territoires pour les six prochaines années. Les enjeux politiques locaux sont énormes tant pour la vie quotidienne des habitants que pour les leçons politiques qu’il faudra tirer du scrutin.

L’été dernier, la commission d’enquête sénatoriale sur « l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants », créée à l’initiative du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanak rendait ses conclusions. Rapportée par le sénateur communiste Fabien Gay, la commission faisait le constat chiffré d’un véritable scandale – nous en faisions état dans le numéro de novembre des Nouvelles de Loire-Atlantique : 211 milliards versés sur une année aux entreprises sans qu’il ne leur soit demandé de contrepartie !

Interpellée par Fabien Gay, l’entreprise Michelin a reversé 4,3 millions d’euros à l’État, selon un arrêté paru vendredi 26 décembre au Journal officiel. Cette somme correspondait à des crédits d’impôts perçus en 2017 au titre du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE), dans le cadre de l’acquisition de huit machines-outils prévues au départ pour l’usine de La Roche-sur-Yon, spécialisée dans la fabrication de pneus pour poids lourds.

À l’initiative du très droitier Éric Ciotti (soutien du Rassemblement national), la commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » a été créée le 28 octobre 2025, sur le fondement de l’article 141, alinéa 2, du Règlement de l’Assemblée nationale.

L’audiovisuel public est constitué de l’ensemble des chaînes de télévision, des stations de radio et de différents médias numériques qui répondent à la mission de service public d’information.

Le 10 décembre, à l’Assemblée nationale, sont auditionnés Adèle Van Reeth (France Inter), Stéphane Sitbon (France Télévisions), Patrick Cohen, Thomas Legrand : ça tourne à l’Inquisition. Comme on le redoutait, la commission d’enquête parlementaire vire au jeu de massacre.

Le budget de la Sécurité sociale a été adopté mais pour assurer un financement durable de la « sécu » le compte n’y est pas. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2026 qui devait ramener le déficit autour de 20 milliards d’euros n’est certes plus la copie originale du gouvernement : exit l’année blanche pour les retraités, les hausses de franchises médicales, la suppression de deux jours fériés ou la hausse des cotisations sociales pour les apprentis… Et la réforme des retraites est suspendue, elle concernera plusieur

À compter du 20 novembre 2026, l’autorisation de découvert bancaire sera soumise à un encadrement plus strict. De nouvelles exigences entreront en vigueur, notamment pour les découverts supérieurs à 200 € et/ou d’une durée excédant un mois. Ces dispositions découlent de la transposition dans le droit français d’une directive européenne adoptée en 2023. Si cette réforme vise à limiter les risques de surendettement et à mieux encadrer le rôle des établissements bancaires, elle suscite de vives critiques.

Depuis plusieurs semaines, le débat budgétaire marque une intensification de l’affrontement de classe dans le pays. Dès le départ, la copie gouvernementale affichait clairement la couleur : poursuivre les cadeaux au capital, faire payer le monde du travail, nourrir le bellicisme par l’augmentation des dépenses d’armement.

L’échec d’une taxation des plus hauts patrimoines est une défaite pour la justice fiscale, mais peut-être surtout un mauvais terrain de bataille. Alors même que le taux d’imposition effectif est ridiculement bas pour les plus riches, ces derniers captent par ailleurs d’importants montants au titre des aides publiques aux entreprises.

L’ancien Président Nicolas Sarkozy ayant été condamné à cinq ans de prison avec exécution provisoire pour délit d’association de malfaiteurs, des attaques contre l’institution judiciaire allant jusqu’à des menaces à l’encontre de la juge qui a porté le jugement ont fusé. Attaques immédiatement dénoncées par les syndicats de magistrats.

À droite et à l’extrême droite, de nombreux défenseurs de Nicolas Sarkozy dénoncent un « jugement politique » et une exécution provisoire de la peine, qui constituent désormais à leurs yeux un « danger ».

La proposition d’une imposition plancher pour les plus riches n’en finit pas d’agiter le débat public. D’un côté, la gauche tient enfin une proposition simple, consensuelle et pratique. De l’autre côté, l’opposition à la taxe Zucman se fait surtout par la voix du patronat. Et notamment le bien mal nommé Medef qui devrait davantage se nommer Mouvement des actionnaires que celui des entreprises. 

Fabien Gay, sénateur PCF et Olivier Rietmann, sénateur LR ont rendu leur copie le 8 juillet. Après six mois de travaux, la commission d’enquête sénatoriale sur « l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants » a totalisé le montant annuel des aides publiques : subventions, soutiens, exonérations de cotisations et niches fiscales, versées aux grandes sociétés. 211 milliards en 2023 !

Début avril, la commission d’enquête parlementaire sur la protection de l’enfance dévoilait ses conclusions et avançait un certain nombre de recommandations. Scindés en deux périodes, parce qu’interrompus par la dissolution de l’Assemblée nationale, les travaux ont clairement établi des défaillances à tous les niveaux, tout en pointant plus particulièrement la responsabilité de l’État, malgré des efforts législatifs certains.

Les constatations faites sont effectivement consternantes, avec des chiffres qui accusent une forme d’échec global : Concernant presque 400 000 mineurs et jeunes majeurs relevant de l’ASE, 6 à 7 000 enfants sont toujours en attente d’une décision de placement, presque 3500 placements non exécutés, faute de familles d’accueil ou de structures adaptées, faute d’un épuisement des personnels et de 30 000 postes non pourvus.

Le 27 mai dernier, le Parlement a adopté deux propositions de loi sur la fin vie, un texte visant au renforcement des soins palliatifs et un second sur la création d’un droit à l’aide à mourir. Pour rappel, en 2022 le Comité consultatif national d’éthique avait donné un avis favorable sur l’aide active à mourir, à condition que soient parallèlement renforcés les soins palliatifs.

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