Les 15 et 22 mars dans chaque commune, les électeurs désigneront leur conseil municipal mais aussi leurs représentants au sein des instances des communautés d’agglomération. Ce scrutin va influer sur la vie quotidienne de nos concitoyennes et concitoyens. Les choix en matière d’urbanisme, d’environnement, de santé, de politique culturelle, sportive et d’éducation sont au cœur de cette élection. 

Les communistes y ont toute leur place dans un contexte particulièrement complexe. Les restrictions budgétaires imposées par les gouvernements successifs mettent à mal les services publics locaux pourtant essentiels à la vie quotidienne de nos concitoyens. La volonté de la droite et de l’extrême droite de s’y attaquer et de remettre en cause les réalisations des municipalités progressistes mettent en danger la vie quotidienne des plus démunis. L’exemple régional des attaques contre la politique culturelle, contre les associations de solidarité ou de défense des droits des femmes fait rêver une droite de plus en plus tentée par une dérive autoritaire et réactionnaire.

La rentrée politique s’ouvre dans un monde traversé par des tensions majeures. Partout, les logiques impérialistes s’aiguisent, attisées par la crise du capitalisme mondialisé, la course aux ressources et la volonté des grandes puissances d’imposer leurs intérêts par la contrainte économique, diplomatique ou militaire. De Gaza à l’Ukraine, de l’Afrique à l’Amérique latine, les peuples paient le prix fort de ces rapports de force brutaux.

Le mois de décembre est traditionnellement celui des bilans, celui du regard en arrière porté sur l’année qui se termine. 2025 aura été une année marquée par la guerre avec son lot de bombardements, d’attentats et d’embuscades, de démonstrations de forces diverses et de discours belliqueux. Principales victimes, les populations civiles décimées, affamées, déplacées. Pour ne rien arranger, glissements de terrains, séismes, tornades et autres phénomènes dits naturels s’en sont mêlés pour frapper une humanité éprouvée.

Au niveau national, 2025 aura vu Mayotte subissant les désastres provoqués par le cyclone Chido, l’ancien président Nicolas Sarkozy condamné et emprisonné, les gouvernements Bayrou puis Lecornu empêtrés dans des équilibres parlementaires introuvables, des centaines de plans de licenciement, les luttes sociales de la rentrée, celles, en Loire-Atlantique, de la centrale de Cordemais, d’ArcelorMittal Basse-Indre…

Amplifions la mobilisation contre ce budget d’austérité :
Sur fond de déficit public, d’instabilité politique et d’absence de majorité, le Gouvernement Lecornu II engage une véritable guerre sociale avec la mise en discussion des Projets de Loi de Finances 2026 (PLF) et celle de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) au niveau de l’Assemblée Nationale.

Les communistes et leur journal, édité depuis 1957, étaient en fête le 24 mai dernier à la Carrière de Saint-Herblain. Cinq ans que notre événement départemental n’avait pas eu lieu et, pour cette reprise, le public a répondu présent !

À l’heure où le patronat, soutenu par le pouvoir en place, s’acharne contre le pouvoir d’achat des salariés et des familles populaires, poursuivant une orientation libérale mortifère pour notre environnement, cette journée a offert un bol d’air frais bienvenu. Un moment de dialogue, de résistance, de fête et de construction de nouveaux jours heureux et d’espoirs dont les habitants de notre département et les Français ont tant besoin.

Un comble ! La République Française, par la voix de son Président, cherche de l’argent pour renforcer l’arsenal militaire de la France, suggérant même pour arriver à ses fins de puiser dans l’épargne des Français. En effet, lors de sa déclaration du 20 février dernier devant les partis politiques, Emmanuel Macron a exprimé la volonté d’augmenter les dépenses militaires de 2 % du PIB à 3 % et à terme à 5 %.

En ces temps troublés où l’extrême droite resurgit et où les droits des femmes subissent des assauts répétés, le 8 mars résonne comme un appel à la résistance. Face à l’émergence d’une internationale fasciste qui menace les droits des femmes à travers le monde, la vigilance et la mobilisation s’imposent.

2024 s’est achevée dans un climat de turbulences politiques après la dissolution décidée par le Président de la République. Ce chaos, loin d’être anecdotique, a encore retardé les réponses nécessaires aux problèmes actuels et aggravé les difficultés du quotidien vécues pour beaucoup.

Conscients de la gravité de cette situation, les communistes ont pris leurs responsabilités en engageant un dialogue exigeant avec le gouvernement nouvellement nommé. Les salariés et les familles populaires n’ont pas le luxe d’attendre une nouvelle dissolution ou des élections présidentielles anticipées pour voir leurs conditions de vie, leurs services publics et leur pouvoir d’achat s’améliorer.

Assumant et amplifiant le budget de rigueur Barnier (dont le destin est désormais connu), la présidente de droite de la région des Pays de la Loire, Christelle Morançais a surpris son monde avec une violence qu’on ne connaissait pas à la droite républicaine régionale.

La vie politique nationale et internationale est comme la météo : tempétueuse ! Le temps de la fraternité, de l’égalité et de la solidarité vécues à la fête de l’Huma était une éclaircie éphémère dans un monde où, comme l’écrivait Jean Jaurès : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». Un an après l’attaque terroriste du Hamas contre des jeunes israéliens venus faire la fête, la plaie est encore ouverte et les cœurs saignent.

L’affrontement entre capital et travail franchit un nouveau seuil ces dernières semaines dans notre pays. En attestent les dernières annonces du pouvoir en place, épaulé de ses alliés patronaux, signant définitivement la fin du « quoiqu’il en coûte » et le retour aux bons vieux réflexes libéraux et austéritaires.

Face à la situation internationale, entre les différents conflits (Ukraine, Palestine, Haut Karabakh…) ou les propos d’Emmanuel Macron concourant à l’escalade des tensions, la lutte pour la Paix et la Solidarité internationale doit être un axe fort de campagne pour ces élections européennes du 9 juin 2024 !

Comme le citait notamment Clara Zetkin, « faisons la guerre à la guerre » ! La Paix s’avère indispensable tant pour le développement que pour la stabilité de nos sociétés. Pour cela, la vision politique doit être la mise en œuvre de coopérations mutuellement favorables tant au niveau international que régional, ainsi que la garantie d’accès aux droits fondamentaux à toutes et tous, l’assurance d’une sécurité collective (alimentaire, physique...), ce qui implique forcément la fin de l’accaparement des biens communs et des richesses.

Les Européennes de 2024 représentent un enjeu crucial pour notre parti ainsi que pour l’ensemble des Français. Notre objectif est ambitieux : rassembler plus d’un million de voix, surpassant largement les 560 000 voix recueillies en 2019.  Cette ambition, exprimée par notre secrétaire national, Fabien Roussel, souligne la nécessité d’un engagement fort et d’une mobilisation large pour atteindre le seuil des 5 %, garantissant l’élection d’au moins cinq députés en juin. 

Une année qui commence, cela pourrait ressembler à un paysage qui se serait enneigé pendant la nuit et dont on voudrait conserver la blancheur. Malheureusement, les fracas du monde persistent et la réalité à tôt fait de nous rappeler que le passage d’une année à la suivante est impuissant à remettre les compteurs à zéro.

L’année 2023 se termine avec la disparition d’Henry Kissinger presque 50 ans exactement après les crimes dont il s’était rendu complice au Chili en accompagnant la dictature Pinochet. Kissinger était l’homme de l’ombre de l’administration américaine, anticommuniste féroce, instigateur de la grande boucherie au Vietnam.

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