Les prévisions de recettes fiscales formulées l’année dernière par le ministère de l’économie et des finances ont été sous-évaluées. En effet, le déficit atteint les 5.5 % du Produit Intérieur Brut de la France, alors que Bruno Le Maire, ministre en place depuis 2017, tablait sur 4,9 %. Un sérieux dérapage de 16 milliards d’euros, dont la seule responsabilité incombe au ministre, chantre de la rigueur budgétaire sur les plateaux de télévision où avec un ton grave, il aime s’accrocher à ses vieilles recettes économiques ultra-libérales, mais surtout exècre en public l’idée même de l’imposition des revenus des foyers les plus aisés et ceux du capital. Il a moins de scrupules lorsqu’il s’agit de la TVA ou lorsqu’il double le forfait médicaments. 

Il y a un mois, le monde agricole se mobilisait très largement, partout en France, pour dénoncer sa situation devenue insupportable, faute de prix rémunérateurs, d’égalité face aux normes et par manque de reconnaissance. Pourtant, la souveraineté alimentaire est un enjeu crucial.

Longtemps très prospères car idéalement situées sur les routes commerciales qui reliaient l’Europe à l’Orient, les Comores lient leur destin à la France en 1841. Le sultan Andriantsoly souhaite, par la vente d’une de ses îles, préserver son autonomie face aux autres souverains comoriens et se protéger des razzias de pirates qui ont fortement dépeuplé l’île de Dzaoudzi. Louis-Philippe Ier intègre alors officiellement Mayotte à la France.

À Paris, les Jeux Olympiques se préparent, les réservations d’hôtel explosent en même temps que les coûts d’hébergement. En décembre, les prix constatés par UFC-Que Choisir pour la cérémonie d’ouverture ont été multipliés par 3,6. Cet effet d’aubaine pour les hôteliers, certains bailleurs veulent également en profiter, les congés pour reprise de logement normalement réservés pour héberger ses enfants ou son conjoint ont augmenté de 23 % en janvier 2024 par rapport à l’année précédente.

Il y avait beaucoup d’autosatisfaction, mardi 31 janvier, dans le discours de politique générale de Gabriel Attal, louant le travail du Président, de ses prédécesseurs et leurs gouvernements : retour de l’industrie sur le sol national, taux de chômage en baisse, attractivité pour les investissements étrangers, lutte contre le réchauffement climatique, etc.

Décidément, le ministère de l’Éducation nationale, pourtant considéré comme prioritaire, change une nouvelle fois de locataire. Gabriel Attal, appelé à de plus hautes fonctions, a cédé la place à Amélie Oudéa-Castéra, détentrice d’un portefeuille à rallonge, puisqu’il englobe avec l’Éducation nationale, la Jeunesse, les Sports et les Jeux olympiques.

La loi SRU, pour Solidarité et Renouvellement urbain, oblige les communes concernées à avoir 25 % de logement social au minimum, ou 20 % dans les agglomérations moins tendues. Aujourd’hui, les trois quarts des communes ne respectent pas cette obligation. La sanction la plus commune pour les municipalités qui ne respectent pas cette obligation est une amende, même si les préfets peuvent aller bien plus loin. Cela est extrêmement rare. 

Un pas de plus à droite, encore un malgré une course effrénée sur l’électorat de droite et d’extrême droite lancée par le projet de loi immigration, le gouvernement Attal s’entiche d’anciens sarkozystes. À tel point que sur les quinze ministres et ministres délégués, huit d’entre eux ont fait leurs armes au sein de l’UMP.

« Le jeu du pire », quelle étonnante réaction de la part du Président de la République ! Le rejet du projet de loi immigration à l’Assemblée nationale est effectivement le rejet du pire car en présentant ce texte, Gérald Darmanin et le gouvernement ont bien fait preuve de la pire des volontés. Celle du populisme primaire et du jeu de la haine que l’on rapporte plus souvent au Rassemblement National, voire à certains membres du parti des Républicains...

« C’est un honneur mais aussi un plaisir que d’avoir l’occasion, au nom du collectif Vie du Parti, d’ouvrir aux côtés de ma camarade Shirley cette Assemblée des femmes, assemblée voulue de longue date et qui, lors de notre dernier congrès national, à Marseille, est devenue réalité. (...) L’idée est simple : dans un parti comme le nôtre, vieux de 100 ans et où les femmes, plus que n’importe où ailleurs, ont joué un rôle essentiel, comment peut-on avoir encore trop peu de femmes en responsabilité, à tous les échelons de notre parti ?

Plus que jamais ancré dans une récupération de l’électorat du Rassemblement National en vue des prochaines élections européennes, le projet de loi immigration porté par le gouvernement est devenu l’objet de toutes les convoitises pour le parti des Républicains.

«Les peuples du monde affrontent la conjonction de guerres et de crises sociale, écologique et démocratique inédites. La gravité de la situation internationale, comme en France, appelle la gauche à être à la hauteur de ses responsabilités. Malheureusement, elle ne l’est pas.

À la suite des violents affrontements qui avaient éclaté après la mort en prison d’Yvan Colonna, l’assassin du préfet Érignac, Gérard Darmanin s’était rendu en Corse, avait évoqué une vague « autonomie » et un cycle de négociation avait été lancé. 
Le 5 juillet dernier, l’Assemblée de Corse transmettait au Président de la République un texte revendiquant la « reconnaissance juridique du peuple corse », la « coofficialité de la langue corse » et la création d’un « statut de résident ». 

Sans surprises, les élections sénatoriales qui se sont déroulées le 24 septembre dernier et qui devaient renouveler la moitié des sièges de la Chambre Haute, n’ont pas modifié les rapports de force de cette assemblée de manière significative. Mais la gauche progresse tandis que la droite recule légèrement. Les 162 000 grands électeurs, élus pour la plupart, ont donné une majorité des sièges à la droite, comme c’était déjà le cas auparavant. Les élections municipales de 2020 ont déterminé, en grande partie, le résultat de l’élection.

L’Association France-Palestine Solidarité organisait récemment à Nantes une conférence-débat avec l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. Celui-ci, après avoir brièvement évoqué ce qu’il avait pu subir, notamment son expulsion d’Israël, expulsion qualifiée de crime de guerre par l’Onu, a exposé avec force exemples ce que vit l’ensemble de la population palestinienne depuis tant d’années : confiscation et destruction de maisons, de quartiers, appropriation des terres… Il a notamment parlé de la construction du mur qui, en modifiant les frontières, a délibérément «  expulsé  » 150 000 habitants, procédant ainsi à un véritable nettoyage ethnique. 

Sujet qu’il connaît malheureusement trop bien pour avoir été arrêté six fois et mis dix ans sous les verrous, Salah Hamouri a longuement abordé la question des prisons, en donnant des chiffres étourdissants : 5000 prisonniers politiques, dont 1000 en «  détention administrative  » - formule permettant l’arrestation totalement arbitraire de palestiniens s’appuyant sur des dossiers de sécurité secrets dans le seul but de briser ce qui fait la vie des emprisonnés et de leurs proches. 

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