Outre-Manche, l’été aura connu une exacerbation des tensions anti-migrants, manifestée par une recrudescence des mobilisations, notamment devant les hôtels qui accueillent les demandeurs d’asile – 106 075 en juin, selon le Home Office. 

Président de l’Uruguay entre 2010 et 2015, José Alberto Mujica Cordano, surnommé « Pepe » Mujica, est décédé le 13 mai 2025. Ce chef d’État donnait 90 % de son salaire à des associations et se déclarait bien loti avec les 10 % restant (il ne gardait que 760€ sur ses 9.300€ mensuels). Simple et modeste, il a été un homme de luttes dès les années 60-70 à s’opposer à la dictature militaire en Uruguay.

Le mois dernier nous posions la question « Est-ce vraiment une reconnaissance de l’État de Palestine ? » suite aux intentions du Président Macron. La question qui concerne « le risque de génocide » semble quant à elle tranchée, à la vue des sinistres évolutions de la situation. À voir les enfants affamés et les visages émaciés, les victimes dont la terrible réalité va croissante, la question ne se pose plus quant aux agissements de l’armée israélienne pilotée par son gouvernement. La volonté destructrice est maintenant actée.

Kenya
Boniface Mwangi, militant pour les droits humains kenyan, dénonce la torture sexuelle qu’il a subie suite à son enlèvement mi-mai par les forces de sécurité à Dar es Salaam, alors qu’il était venu soutenir le chef de l’opposition tanzanienne, Tundu Lissu. L’opposition tanzanienne et les ONG de défense des droits humains dénoncent la répression politique croissante de la part de l’exécutif de la présidente Samia Suluhu Hassan, qu’ils accusent de retomber dans les pratiques autoritaires de son prédécesseur John Magufuli (2015-2021).
Indignation après l’arrestation de Rose Njeri, développeuse d’un site critique de la loi de finances. Amnesty International et Vocal Africa ont respectivement condamné une détention « scandaleuse » et une « attaque flagrante contre les droits numériques, la liberté d’expression et l’engagement civique ».

Sale temps en Europe pour les démocrates, les progressistes et les défenseurs des libertés. La construction européenne avait promis la démocratie et la prospérité aux peuples européens, mais les conséquences politiques de l’Europe libérale, de ses traités fédéralistes et de l’élargissement au service d’un grand marché unique, n’ont pas convaincu les électeurs européens qui se reportent à presque chaque élection, depuis de nombreuses années, sur les populistes de droite et les ultra-conservateurs.

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi 28 février sur la place Syntagma, en commémoration du tragique accident de train survenu dans la région de Tempé il y a deux ans, qui avait fait 57 morts, dont de nombreux étudiants, après la collision de deux trains.

Près d’un million de personnes ont manifesté dans tout le pays, dénonçant la politique criminelle du gouvernement. La colère était d’autant plus forte que, ces dernières semaines, plusieurs rapports et vidéos publiés ont mis en évidence les tentatives du gouvernement pour dissimuler des preuves centrales dans le déroulement de l’enquête. Un rapport d’expert révèle qu’un des deux trains transportait une cargaison illégale de produits chimiques explosifs, ce qui a favorisé l’explosion et le nombre élevé de victimes.

Sur fond de défiance et de l’éclatement de la coalition tripartite en novembre, l’extrême-droite AFD arrive deuxième avec 20%, son résultat est doublé ! La précarisation et la paupérisation d’une partie de la population et le ressentiment qui en découle explique pour une part ce niveau. Un paradoxe puisque ce mouvement est porteur d’un programme économique de dérégulations sociales toujours plus poussées.

Dans un contexte où Donald Trump devient le médiateur central, la guerre en Ukraine se poursuit toujours avec son lot de frappes aériennes de part et d’autres. La médiation américaine qui s’entretient régulièrement avec Poutine et Zelensky, séparément, multiplie les annonces, que ce soit des propos du président directement ou ceux de son administration.

Alors que le nouveau président des États-Unis a exprimé sa volonté d’en faire le 51e état américain, le Canada traverse actuellement une crise politique forte. Au-delà des déclarations provocantes de Donald Trump ainsi que l’application des hausses de taxes douanières, le premier ministre Justin Trudeau, en activité depuis 2015, a annoncé sa démission de son poste au gouvernement et du Parti Libéral qu’il dirigeait.

Pour lui succéder, le Parti Libéral a choisi Mark Carney, un ancien banquier de 59 ans qui a fait carrière à Goldman Sachs avant d’être en charge de la Banque du Canada puis de celle d’Angleterre. Ce dernier a pris ses fonctions officielles le 14 mars pour enchaîner avec un déplacement en France et au Royaume-Uni en début de semaine suivante. 

« Flood the zone », inonder le terrain, c’est ainsi que Steve Bannon, figure de l’extrême droite américaine et conseiller de Donald Trump durant son premier mandat, nomme la stratégie de gouvernance du président des États-Unis. L’idée est d’enchaîner les déclarations médiatiques chocs afin de ne pas laisser de temps de réaction à l’opposition, aux médias et aux dirigeants étrangers.

Pages