La gauche chilienne a infligé une cinglante défaite aux nostalgiques de Pinochet à l’occasion des élections présidentielles du 19 décembre dernier. 
Gabriel Boric, ancien leader étudiant a devancé l’ultraconservateur Antonio Kast de près d’un million de voix dans les urnes. Le candidat d’Apruebo Dignidad (Approbation Dignité), large coalition regroupant le Parti communiste du Chili et divers mouvements anti-libéraux, a surfé sur le large mouvement social de rejet du système hérité de la dictature militaire en 2019-2020.

Les discussions entre la Russie et les États-Unis, puis l’Otan, n’ont pas permis d’avancées notables mais ont le mérite de rester ouvertes. Ce schéma diplomatique au parfum de Guerre froide fait suite aux mouvements de troupes russes constatés à la frontière avec l’Ukraine. Moscou accuse quant-à-elle les forces de l’Alliance atlantique de manœuvres militaires dans la région.

Commencées le 2 janvier dernier, les manifestations contre la hausse du prix du gaz au Kazakhstan ont connu un déroulement dramatique : plus de 160 morts, 2 300 blessés et  8 000 arrestations. Les manifestants, pacifiques pour l’essentiel, ont été infiltrés de groupes radicaux islamistes ou nationalistes générant une forte répression gouvernementale.

Au Mali, depuis le coup d’État d’août 2020, le pays est confronté à une grande instabilité. Isolée, la junte militaire en place est sommée par les instances internationales d’organiser des élections démocratiques. Pour forcer les officiers autoproclamés à rendre le pouvoir aux civils, les instances internationales africaines et de l’UE engagées dans la région contre les djihadistes, ont décidé d’un quasi embargo sur le pays. Les gouvernements d’Afrique de l’Ouest, soutenus notamment par la France, bloquent les frontières et les avoirs du Mali.

La chambre des représentants des États-Unis d’Amérique a adopté le 19 novembre dernier le Build Back Better Act (BBB, loi pour reconstruire mieux). Si son adoption au sénat prévoit d’être plus compliquée, il s’agit d’une première victoire pour le président Joe Biden qui a fait de la relance économique son cheval de bataille.

Alors que les relations entre la Chine et les États-Unis ne cessent de s’envenimer, ces derniers ont annoncé le boycott diplomatique des Jeux olympiques d’hiver prévus en janvier à Pékin pour protester contre « les crimes contre l’humanité en cours au Xinjiang » région autonome ouïgoure au nord-ouest de la Chine. Ils ont depuis été rejoints par le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie.

Xiomara Castro de Zelaya est la nouvelle présidente de la République du Honduras et la première femme à occuper la plus haute responsabilité politique dans ce pays d’Amérique centrale. 

Depuis plus d’un an, les paysans indiens se mobilisaient dans ce qui était devenu le plus grand mouvement agricole de l’histoire contre une série de réformes les concernant (voir NLA 1039). Ces lois, qui permettaient aux agriculteurs de vendre leur production hors des marchés régulés par l’État, constituaient une aubaine pour l’agrobusiness. Un véritable affront dans ce pays où 70 % des 1,3 milliard d’habitants dépendent directement de l’agriculture.

Avec Pegasus, le logiciel espion de la société israélienne NSO, l’État du Maroc, entre autres Etats, surveille un nombre important d’opposants politiques, de responsables économiques, de militants des droits de l’Homme et de journalistes, tant à l’intérieur de ses frontières qu’au-delà. 

En France, Le Monde, Médiapart, Radio France et bien sûr l’Humanité ont été dans le viseur. Rosa Moussaoui, grand reporter à l’Humanité, a particulièrement été inquiétée pour avoir notamment enquêté sur la révolte dans le Rif, sur les mobilisations populaires exigeant la libération des prisonniers politiques dont les journalistes Omar Radi et Soulaimane Raissouni, condamnés sur la base de documents fabriqués de toutes pièces, ainsi que sur le sort des prisonniers sahraouis. 

Deux ans après la révolution populaire qui avait renversé le régime dictatorial d’Omar El-Béchir, une faction de l’armée menée par le Général Al-Burhane a pris le pouvoir au terme d’un coup d’État mené le 25 octobre dernier à Khartoum, la capitale. La répression s’est immédiatement abattue sur les manifestants qui réclamaient le retour à la situation antérieure au putsch : un partage des pouvoirs entre les militaires et un gouvernement civil.

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