Le personnel de la clinique du Parc à Nantes a repris le travail le 16 octobre dernier après 35 jours de grève, dont 29 consécutifs (voir NLA n°1037). La lutte des salariés, soignants, techniques et administratifs a permis d’arracher une augmentation de 60 € mensuels nets, une prime de 100 € et le respect d’une prime d’habillage. Si toutes les revendications des grévistes n’ont pas été satisfaites, ces différents points viennent récompenser une lutte acharnée menée par la base des salariés.

Crise ou pas crise la Société Générale n’en finit plus de « restructurer ». Ainsi tailler dans les effectifs semble même être devenu, à l’instar d’autres grands groupes, un mode de gestion en soi. Lundi 9 novembre, l’entreprise a donc annoncé la sortie de son dernier plan social, avec le départ de 640 personnes au niveau national dont 60 à Nantes. Malgré ces nombreux plans de restructuration faits pour le marché, le cours de l’action continue de dégringoler (-58 % sur 10 ans).

Fabien Gay, sénateur communiste de Seine St Denis était en Loire-Atlantique le 19 octobre. Accompagné par Louis Chrétien, Eric Couvez et Pedro Maia, membres de la direction départementale du PCF, Fabien Gay est venu pour suivre l’évolution de projets industriels tournés vers la transition énergétique et écologique. Lors de sa dernière visite, en janvier 2018, Fabien Gay s’était engagé à revenir rencontrer les salariés et les syndicalistes CGT parmi lesquels ceux du Grand port maritime Nantes-St Nazaire et ceux de la centrale électriq

Les mobilisations du personnel de l’hôpital public ont mis en lumière le profond mal-être de la fonction publique hospitalière. Mais les soignants du secteur privé ne sont guère mieux lotis. A Nantes, les salariés de la clinique du Parc sont en grève depuis le 21 septembre après avoir déjà arrêté le travail pendant cinq jours en juin. Cette clinique psychiatrique est la propriété du groupe Ramsay, géant international de la santé qui possède plus de 200 établissements dans le monde.

Ces dernières années, la France a connu de nombreux mouvements de protestation, du mouvement des « Gilets jaunes » aux manifestations appelant à une action face à l’urgence climatique, de celles en faveur de la justice sociale ou encore contre l’impunité policière et le racisme qui ont suivi l’homicide de George Floyd aux États-Unis.

La durée du confinement a sévèrement accentué les inégalités dans notre pays. C’est le cas des jeunes. Déjà précarisés par notre modèle économique, social et politique, les jeunes sont les plus affectés par la crise. Avec un taux de chômage qui devrait monter à plus de 30% en décembre puisque ceux et celles qui possédaient des contrats dans les secteurs du tourisme et de la restauration ont perdu leur emploi à cause du confinement, d’ailleurs 72 % des jeunes âgés de 18 à 25 ans « ont vu leur activité salariale impactée ».

La chute de Presstalis qui assurait 75 % de la distribution des quotidiens et des magazines, a entraîné le licenciement de l’essentiel de ses salariés. Venant s’ajouter aux conséquences du confinement. Il s’en est suivi pendant plusieurs mois une désorganisation de la distribution des quotidiens et une mise en danger de l’ensemble de la filière.

Alors que la crise sanitaire a mis en évidence les conséquences dramatiques de la casse du service public, que le patronat a mis à profit la situation pour imposer des mesures de régression sociales et que le plan de relance gouvernementale ressemble à Noël en avance pour le Medef, les travailleurs, les jeunes, les chômeurs et les retraités sont invités à riposter dans la rue jeudi 17 septembre 2020.

L’ouverture du RSA pour les jeunes, une urgence pour construire le monde de demain,

Les sites de Flins, d’Alpine à Dieppe, des Fonderies de Bretagne à Caudan ou de Maubeuge sont menacés, en plus de celui de Choisy-le-Roi, quoi qu’en dise la direction du groupe Renault !

La mobilisation des salariés et des élus, peut permettre de faire reculer la direction du groupe sur ses intentions. Ces luttes ne font que commencer à Choisy à Dieppe, à Maubeuge, à Caudan où les annonces de la direction rencontrent une forte opposition de la part des salariés et des élus locaux, rassemblés dans leur diversité.

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