Le dernier numéro de La Vie Ouvrière est consacré aux effets conséquents de l’Intelligence artificielle sur le monde du travail. Longtemps confinées aux laboratoire, l’IA a franchi un seuil dans son développement au début des années 2000 et représente aujourd’hui une menace concrète pour de nombreuses professions : de 40 % à 60 % des emplois à l’échelle mondiale seraient directement impactés selon le Fonds monétaire international. 

Les salariés de l’usine de traitement des déchets Valo’Loire à Nantes étaient en grève du 20 au 24 avril. Tout est parti d’une initiative de solidarité envers un collègue, visé par une procédure disciplinaire alors qu’il était en arrêt de travail. La grève a rencontré un fort écho chez les ouvriers et techniciens de la chaîne de production. Rapidement, les revendications émergent. 

Questions à Stéphane Delassault, délégué syndical CGT de Tôlerie Émaillerie Nantaise (TEN)

NLA : Vous avez été en lutte pendant trois semaines, qu’est ce qui a poussé les salarié-e-s à la grève ?
Suite à une expertise comptable qui nous a révélé le « montage financier », d’un ras-le-bol depuis plus de deux ans sur l’organisation du travail et de non considération de la part des cadres et de la direction. Nous n’avons plus de prime de participation depuis plus de deux ans également. Des postes à responsabilité payés toujours au rabais au fil des années. Ça commençait à chauffer dans les ateliers et l’ambiance était de plus en plus tendue... jusqu’à l’explosion, la grève!

Le droit du travail est un droit un peu particulier. En son cœur repose une réalité fondamentale : la relation entre l’employeur et l’employé n’est pas une relation égalitaire. Un corps spécifique, l’inspection du travail est chargée de la faire respecter. Ce corps de contrôle, dont l’histoire remonte au milieu du XIXe siècle, a d’abord eu pour mission de faire respecter l’interdiction du travail des enfants de moins de huit ans.

De nombreux facteurs se sont mis en grève pendant la grosse période d’activité due aux élections municipales. Ils revendiquent une compensation pour la distribution des plis électoraux. Pendant plusieurs jours, ils n’ont pas distribué les courriers, colis… et les plis pour les élections municipales. Le traitement de ces documents de propagande électorale est venu alourdir leur charge de travail.

Pour le responsable du syndicat CGT de la Poste de Saint-Julien-de-Concelles rencontré par L’Hebdo de Sèvre & Maine, les salariés demandent surtout une compensation financière en conséquence de ce surplus d’activité. « Avant, on était rémunéré, ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’est la grosse goutte d’eau qui fait déborder le vase ». « On demande une compensation financière pour les plis électoraux mais pas que.

Le 10 mars, les syndicats CGT et Sud santé avaient monté un « bureau d’embauches » devant le CHU de Nantes. Par cette action de recueil de CV, il s’agissait d’une part de démontrer l’absence de volonté de la direction, donc du Ministère de la Santé, de mener une véritable politique d’embauche ainsi que de dénoncer les besoins criants en termes de personnels – mais aussi de matériels – dans les secteurs de la santé. Les syndicats s’insurgent contre la politique menée avec brutalité de réduction des coûts de la santé.

Visa est une association intersyndicale composée de plus de 300 structures syndicales, principalement de la CGT, de Solidaires, de la FSU, comprenant le Syndicat de la Magistrature (SM) et le Syndicat des Avocats de France (SAF), ainsi que des syndicats de la CFDT, de la CNT, de la CNT-SO, de FO, de l’Unsa et de l’Union Pirate.

« Depuis plus de 10 ans, nous intervenons régulièrement pour présenter Visa lors de congrès syndicaux et dans des réunions syndicales.

Nous avons effectué plus de 250 formations, principalement unitaires, sur plus de 60 départements en France. Ce sont ainsi des milliers de syndicalistes qui ont participé à nos formations antifascistes pour s’outiller et agir syndicalement contre les idées d’extrême droite.

Il y a 20 ans, la jeunesse et le mouvement social sonnaient l’alarme contre le projet du gouvernement de flexibiliser et de précariser les jeunes travailleurs à travers le contrat première embauche (CPE). La mobilisation massive des jeunes, du monde du travail et de l’opinion publique obligeait le gouvernement à retirer ce projet.

Une défaite mal digérée par le Medef qui aujourd’hui remet le couvert en proposant une négociation sur l’emploi des jeunes. Au menu : du CPE 2026 et du CIP 1994, en pire !

L’histoire de l’entreprise Ascometal basée en Moselle, qui produisait des aciers spécifiques à l’industrie automobile entre autres, illustre parfaitement le rapport publié l’an passé par Fabien Gay sur les aides publiques aux entreprises et l’absence de conditions quant au bon déroulement des plans économiques initialement prévus.

Sophie Binet, à propos des grands patrons qui considéraient que la fiscalité et les réglementations les poussaient à délocaliser, avait déclaré sur RTL le 31 janvier que « les rats quittent le navire ». Ulcérée par cette formule, somme toute banale, la droite avait crié à l’insulte et obtenu, à la suite d’une plainte pour injures publiques déposée par l’association « Mouvement des entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance  », présidée par Mme Sophie de Menthon, la mise en examen de la Secrétaire générale de la CGT pour « injures pu

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