Pour obtenir la neutralité des socialistes et maintenir son gouvernement, François Bayrou avait choisi de renvoyer à des discussions entre les syndicats de patrons et de salariés l’avenir de la réforme des retraites de 2023. Ces discussions semblent déplacées alors que les équilibres géopolitiques hérités de la guerre froide sont en train de vaciller. Il est peu probable que ce «conclave» aboutisse à autre chose qu’à l’évitement d’une censure précoce du gouvernement Bayrou.

Le gouvernement actuel n’est pas vraiment en mesure de revenir sur la réforme de 2023 (qui porterait l’âge de départ à 64 ans). Il compte parmi ses membres Élisabeth Borne, la Première ministre qui l’avait défendue. Il ne peut se passer du soutien des troupes d’Édouard Philippe, Premier ministre qui avait défendu une première mouture de la réforme emportée par la pandémie mondiale. Au petit jeu des calculs parlementaires, on imagine mal les députés LR soutenir un renforcement du système par répartition.

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas une réalité dans nos entreprises et administrations. L’égalité professionnelle s’inscrit dans un projet de société et nécessite une volonté à la fois politique et budgétaire. Les législations successives et la mise en place de l’index égalité pour tenter de corriger les écarts ne suffisent pas.

Fabien, Gwenaël et Nicolas, trois syndicalistes CGT de la centrale électrique de Cordemais, sont convoqués actuellement devant le conseil de discipline d’EDF suite à l’annonce par la direction, en septembre dernier, de l’abandon du projet Ecocombust 2.

Le rapport de la Cour des comptes du 25 janvier dernier étrille la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). En cause : la plateforme « Gérer mes biens immobiliers » (GMBI) mise en place depuis quatre ans dans le cadre de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales.

Cet outil informatique devait permettre aux propriétaires de procéder à la déclaration de leur bien et d’automatiser le calcul des impôts fonciers. Las, malgré les nombreuses alertes des syndicats du personnel, les têtes pensantes de Bercy ont imposé sans concertation une plateforme loin d’être prête.

Grève des AESH (Accompagnant des Élevés en Situation de Handicap) le 16 janvier dernier, Les AESH du lycée Nelson Mandela à Nantes nous expose leur métier, leurs difficultés, leurs revendications.

Propos recueillis par Lilou Bourdeau Chotard, lycéenne, bénéficiaire d’AESH qui soutient le mouvement de grève.

Pour vous c’est quoi être AESH ?
C’est accompagner les élèves en prenant en compte toutes ses difficultés liées à son/ses handicap(s) : physique, psychique et social, un métier humain, valorisant !

NLA : La crise de l’automobile française et européenne est-elle une crise structurelle ou s’agit-il d’une crise momentanée liée à la conjoncture économique ?

Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP ont appelé les agent·es de la Fonction publique à une journée d’action, de rassemblements, de manifestations et de grève sur l’ensemble du territoire le 5 décembre. 

Le 7 novembre dernier, les organisations syndicales avaient obtenu l’abandon de la suppression des catégories C, B et A de la fonction publique, envisagée au titre du projet de loi dit « Guerini ».

Après presque quatre semaines de lutte et de grève, les salarié-e-s du groupe Satys, basés à Bouguenais et Malville, ont décidé le 19 novembre de signer le protocole de fin de conflit. Après la décision de la direction de supprimer et d’amputer des primes, le syndicat CGT de Satys, soutenu par sa fédération de la Métallurgie, est entré dans la lutte pour revendiquer une amélioration des conditions salariales afin que soient reconnues la qualité de leur travail et la pénibilité de leurs métiers.

Que penses-tu des mesures prises contre les fonctionnaires, dont les 100 000 suppressions d’emplois ? 
Les services publics sont systématiquement pointés pour justifier les « déficits publics » et chaque « tournant de la rigueur ». Le budget de l’État et celui de la Sécurité sociale ne sont pas une simple affaire de chiffres et de technique budgétaire. C’est avant tout un acte politique majeur, qui façonne notre société et impacte directement la vie des travailleurs et de la population.

Les mauvaises nouvelles continuent de tomber en Loire-Atlantique : l’unique centre de formation du grand ouest, installé à Saint-Étienne-de-Montluc, va fermer. À l’instar du projet Ecocombus, la décision semble définitive.

À l’issue du dernier comité social et économique (CSE) d’Enedis, qui s’est tenu le jeudi 19 septembre à Paris, la fermeture d’ici fin 2027 a été entérinée par l’entreprise. Au même moment, une cinquantaine d’électriciens se sont retrouvés sur le site pour maintenir la pression sur le CSE.

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