Patricia Lemarchand est médecin (pneumologue) au CHU de Nantes, enseignant-chercheure en biologie cellulaire à l’Université de Nantes.

NLA : J’imagine que tu es très occupée en ce moment. Je te remercie donc particulièrement de prendre le temps de cet entretien pour « Les Nouvelles de Loire-Atlantique »...
Patricia : Je suis effectivement très prise, mais pas en «première ligne» : je travaille à la cellule de surveillance médicale par téléphone des patients covid+ qui sont sortis de l’hôpital ou qui n’ont pas été hospitalisés. Par ailleurs, nous sommes déjà en train de préparer la réouverture (partielle) des laboratoires de recherche à partir du 11 mai prochain.

Dans une ordonnance datée du 18 avril dernier, la plus haute juridiction administrative française a rejeté la requête de la Fédéra-tion des travailleurs de la métallurgie CGT (FTM-CGT). Celle-ci demandait que soit dressée une liste des entreprises du secteur de la métallurgie dont les activités sont essen-tielles à la Nation et de fermer celles qui ne le seraient pas. Le syndicat demandait également que soit renforcées les mesures de protec-tion au sein des entreprises restées ouvertes avec une obligation pour l’employeur de fournir vingt masques par semaine à chaque salarié.

Cette semaine, NLA a rencontré Thomas, préparateur de commandes chez Super U. 

NLA : En tant préparateur de commandes dans une grande entreprise de distribution, tu fais partie de ceux qui partent travailler le matin, afin que le reste de la population, confinée ou non, puisse continuer à s'approvisionner. Peux-tu nous dire, en quelques mots, quel est ton travail et s'il y a eu des changements intervenus depuis l'arrivée du coronavirus et du confinement qui a suivi ? 
Thomas : En dehors des horaires, il y a eu assez peu de changements dans mon travail, qui consiste à recevoir les commandes vocales par téléphone, à aller les prendre pour les disposer sur les palettes de mon transpalettes, puis à les répartir sur différents quais de chargement. Basés à Belle Étoile, nous répondons à des commandes pour tout le Grand Ouest, Paris, ainsi que pour l'export. 

Cette semaine, NLA a rencontré Arnaud qui travaille à la maintenance des véhicules de collecte des déchets comme mécanicien poids lourds.

NLA: Pendant ce temps où une proportion importante de la population reste confinée chez elle, tu fais partie de ceux qui partent travailler tous les matins pour assurer les fonctions essentielles à notre société. Peux-tu nous dire ce que tu fais en général et en quoi ton travail est modifié en ce moment ?
Arnaud : Mon travail habituel, c'est de m'occuper du bon état des véhicules de collecte des déchets -bennes à ordures, camions-grue...-, de les réparer s'il y a besoin, de remplacer des pièces et, en cas de panne plus sévère, de les faire partir à la direction logistique. En ce moment, comme les poubelles continuent d'être ramassées et les véhicules de tourner, il faut continuer d'assurer la maintenance. J'ai bien un collègue, sur le site "Grande-Bretagne", confiné chez lui pour s'occuper de ses enfants. Les camions à problème de son site passent alors sur le mien, à "Etier", mais ce n'est pas significatif comme surcroît de travail, parce qu'il y a moins d'incidents que d'habitude.

Tandis que le gouvernement a décrété le confinement de la population afin d’endiguer la progression de l’épidémie de Covid-19, certains travailleurs sont forcés de continuer leur activité, quitte à mettre leur santé en péril. C’est le cas des livreurs à vélo, dont le statut d’autoentrepreneurs ne leur laisse guère le choix entre l’exposition à la maladie et la précarité.

En Loire-Atlantique comme ailleurs en France, de trop nombreux sites de production non essentiels restent ouverts au détriment de la situation sanitaire. Les communistes, leurs élu.e.s leur parlementaires sont pleinement mobilisés pour protéger les salarié.e.s.
Face à une crise sanitaire sans précédent dans l'histoire récente de notre pays, une part importante de notre population est confinée afin de limiter la propagation rapide du Covid-19. Mais beaucoup de salarié.e.s sont aussi les premiers au front pour répondre aux besoins vitaux de la population.

Depuis plus d’un an, les lycéens se mobilisent partout en France pour lutter contre une réforme du baccalauréat creusant de plus en plus les inégalités entre chacun. On retrouve comme principale revendication l’annulation des E3C. Ces épreuves communes réparties sur les deux dernières années du lycée sont extrêmement mal organisées, les sujets sont choisis par les professeurs dans une banque de données ayant largement fuitée.

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