Témoin des pires atrocités, dont le génocide de 1994 à l’encontre des Tutsi aura été un point culminant, la région des Grands Lacs africains ne connaît pas de répit.

Ces dernières semaines, les provinces congolaises du Nord-Kivu et du Sud-Kivu font l’actualité. Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), aidés par les soldats rwandais, se sont emparés de Goma, au nord du lac Kivu, avant de pousser jusqu’à Bukavu au sud et de la prendre – le lac est bordé à l’ouest par la République du Congo et à l’est par le Rwanda. Les forces de la RDC, auxquelles se sont adjoints quelque 10 000 soldats burundais, se sont fait déborder en quelques heures. Un ordre d’évacuation avait été donné aux soldats de l’armée régulière, qui ont fui avec leur famille, gonflant les chiffres des réfugiés tentant de rejoindre le Burundi voisin.

« Flood the zone », inonder le terrain, c’est ainsi que Steve Bannon, figure de l’extrême droite américaine et conseiller de Donald Trump durant son premier mandat, nomme la stratégie de gouvernance du président des États-Unis. L’idée est d’enchaîner les déclarations médiatiques chocs afin de ne pas laisser de temps de réaction à l’opposition, aux médias et aux dirigeants étrangers.

Faire le tour de France en 26 jours, avec 26 personnes et parcourir 26 villes, c’est le challenge que se sont fixé les membres du Conseil démocratique kurde en France. Car il y a 26 ans, Abdullah Öcalan, leader indépendantiste kurde et fondateur du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), était emprisonné par l’État autoritaire turc.

Avec la chute du régime de Baas, la guerre, qui durait depuis des années par procuration, s’est muée en une compétition entre les puissances internationales pour redessiner la Syrie. Ce conflit complexe rend difficile un consensus entre les acteurs politiques, et donc la prévision de l’avenir du pays.

Les pays occidentaux, notamment européens, demandent des garanties pour la protection des droits des minorités en Syrie. En revanche, l’État turc maintient une ligne opposée, notamment envers les Kurdes, qu’il considère comme une menace. L’objectif de la Turquie est d’éliminer les acquis des Kurdes, qui ont obtenu des avancées après des décennies de lutte, et de maintenir un contrôle sur la région tout en évitant une guerre ouverte.

Alors que l’investiture de Donal Trump est imminente, ce dernier n’a pourtant pas attendu d’être en poste pour multiplier les déclarations chocs. Annexion du Canal de Panama et du Groenland, expulsion massive des millions de migrants en situation irrégulière, hausse des taxes douanières à tout va et même la résolution sous 48 heures du conflit russo-ukrainien... 

Après une offensive éclair de douze jours, Damas tombait aux mains du groupe islamiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC), émanation de la formation Jabhat al-Nosra, longtemps branche syrienne d’al-Qaida. Partis de la province d’Idleb où différentes factions s’étaient regroupées dès 2015 sous l’autorité d’Abou Mohammed al-Jolani, les combattants d’HTC, aidés par les milices pro-turques de l’ANS (Armée nationale syrienne), ont fait tomber la dictature de Bachar al-Assad le 8 décembre dernier.

Ce 14 janvier commençait la première audience du procès en destitution du président sud-coréen, qui ne s’y est pas présenté. Mais que s’est-il passé en Corée du Sud, et pourquoi le président et le président par intérim ont tous deux été destitués ?

Enfin, un premier cessez-le-feu — hélas bien fragile — au Liban pour faire taire les bombardements et sauver des vies. La guerre destructrice du gouvernement d’extrême droite israélien aura coûté 3 000 vies libanaises.

Les manifestations continuent pour exiger le cessez-le-feu et la fin des massacres en Palestine. « Halte à la guerre et à la volonté génocidaire ! » peut-on y entendre notamment. C’est la première priorité dont doit découler en urgence un vaste plan humanitaire et sanitaire. Sauver des vies, encore et toujours.

Détenu en France depuis plus de 40 ans, Georges Ibrahim Abdallah a aujourd’hui 73 ans. Il avait été condamné à la prison à perpétuité en 1987 pour les meurtres d’un attaché militaire américain Charles R. Ray et d’un diplomate israélien Yacov Barsimantov. À l’époque, l’affaire avait défrayé la chronique car largement politisée après son arrestation pour port d’armes et faux papiers.

La Gauche marque son retour au pouvoir en Uruguay après les élections présidentielles du 24 novembre 2024 remportées par le Frente Amplio (Front large) et son candidat victorieux, Yamandú Orsi. Cet ancien professeur d’histoire de 57 ans issu d’un milieu rural et modeste est sorti vainqueur avec 49,8 % des voix contre Álvaro Delgado Ceretta dont la coalition gouvernementale de centre droit dirige le pays depuis 2020. Plus de 90 % des électeurs se sont exprimés dans ce pays de 3,4 millions d’habitants où le vote est obligatoire.

Alors que les autorités libanaises font état d’un premier bilan de 2 600 morts depuis l’intensification du conflit Israël-Hamas sur son territoire fin septembre, l’escalade se poursuit au Proche-Orient avec un gouvernement israélien de plus en plus véhément. En limogeant le ministre de la Défense, Yoav Gallant, le 5 novembre dernier, Netanyahou durcit une nouvelle fois le ton. Accusé de ne pas suivre la ligne de conduite sans concession du gouvernement, son licenciement reste une surprise pour le peuple israélien.

Du 28 au 30 octobre, le président français rendait visite au roi du Maroc Mohammed VI, accompagné par neuf ministres et une cinquantaine de dirigeants d’entreprise à des fins ouvertement commerciales. Sur le plan de la diplomatie, la question du Sahara occidental a été traitée, Emmanuel Macron appuyant la vision marocaine d’une autonomie du territoire sous la souveraineté du royaume. Cette option est rejetée par le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, en conflit avec l’État marocain depuis 1975 et soutenu par l’Algérie.

Après le retrait de Joe Biden de la course à la Maison blanche, il y a eu quelque espoir de voir accéder au poste de présidente celle qui avait été sa vice-présidente, Kamala Harris. Femme noire, elle avait réussi à susciter un véritable enthousiasme dans la campagne et on a pu croire qu’un vent nouveau se levait. Les élections du 47e président des États-Unis en ont voulu autrement, Donald Trump a été élu, réélu.

Mis à part en 2009 et 2012, pendant la quasi-totalité des soixante-dix dernières années, le Parti libéral-démocrate (PLD) a gouverné le Japon. 
À l’image d’Emmanuel Macron, Shigeru Ishiba (Premier ministre japonais) avait pourtant lui-même convoqué ces élections, espérant consolider son pouvoir et renforcer la position de son parti, qui partage la gouvernance avec le parti Komei. Mais, empêtré dans divers scandales financiers, le PLD a perdu sa majorité.

Le 27 septembre 2024, Hassan Nasrallah, fondateur et secrétaire général du Hezbollah, a été tué dans une frappe israélienne sur le siège de l’organisation. L’élimination du chef du « parti de Dieu » a été précédée de l’explosion de bipeurs et talky piégés, blessant et tuant des dizaines de cadres du mouvement.

L’ouverture d’un nouveau front par Israël était largement attendu, tant la situation était devenue impossible pour Benyamin Netanyahou. 

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