Les événements en cours en Palestine sont certainement les plus graves que le pays ait connu depuis l’offensive israélienne sur Gaza de 2014 qui s’était soldée par plus de 2000 morts. Ils se concentrent sur deux fronts.

La Colombie traverse une crise profonde : depuis le 28 avril, les Colombiens et Colombiennes se mobilisent, les classes sociales les moins favorisées, c’est-à dire 45% de la population, se révoltent contre un appareil d’État qui les méprise depuis toujours et dont la réforme fiscale n’a été que le coup grâce. Par ailleurs, la réforme de la santé qui donnait au privé le plein pouvoir sur le secteur achevait un système déjà paupérisé par une pandémie et des décennies de corruption . La violente répression policière a fini par tuer 46 personnes et faire 1 600 blessés...

Le peuple haïtien se mobilise depuis désormais trois mois contre l’installation d’une dictature avec la complicité de l’administration états-unienne.

La commission Duclert, mise en place en 2019 pour faire la lumière sur l’attitude de la France lors du génocide des Tutsi en 1994 a remis son rapport le 26 mars dernier. Basé sur près de 8000 documents, épais de 1200 pages, ce rapport conclut à des «responsabilités lourdes et accablantes» de la France avant, pendant et après la période du génocide en tant que telle - du 7 avril au 17 juillet 1994 -, sans toutefois considérer qu’elle en aurait été complice.

L’assassinat de Thomas Sankara en 1987 s’inscrit dans les logiques de la Françafrique. Au début des années 60, les décolonisations et les indépendances prennent forme, mais l’influence française est conservée grâce à un accord tacite avec les États-Unis pour conserver la mainmise néo-coloniale.

Un sous-marin nucléaire d’attaque français a croisé courant février dans la zone disputée de la mer de Chine du sud, accompagné d’un bâtiment de soutien, puis d’un porte-hélicoptère amphibie. Florence Parly, ministre des armées, s’est réjouie de ces opérations officiellement menées au nom « de la liberté de naviguer et du droit international ».

Lundi 8 mars, un juge de la Cour suprême, Edson Fachin, a décidé d’annuler les quatre condamnations pour corruption qui frappaient Luiz Inacio Lula da Silva, ancien président de gauche du Brésil (2003-2010).

Le Sénégal s’est embrasé à la suite de l’arrestation le 3 mars dernier de l’opposant Ousmane Sonko, 3e aux dernières élections présidentielles. A l’instar de deux autres personnalités de l’opposition, le président du parti Pastef-les patriotes (libéral) a été incarcéré suite à une plainte pour viol. Ses partisans y voient un complot politique contre le très populaire député.

Il y a deux ans, un puissant mouvement populaire allait naître en Algérie, le «Hirak». Ce mouvement, rassemblant des centaines de milliers d’algériens, vendredi après vendredi, et chaque mardi pour les étudiants, avait eu raison d’Abdelaziz Bouteflika qui voulait se représenter pour un 5è mandat et qui avait fini par démissionner. S’en était suivi un processus électoral chaotique, repoussé deux fois pour finalement en arriver à l’élection très contestée d’Abdelmajid Tebboune : toute opposition véritable était interdite.

Le PCF condamne avec la plus grande fermeté le coup d’Etat militaire qui vient de se dérouler en Birmanie. Le PCF affirme sa solidarité avec les forces démocratiques et le peuple birman, pris en étau entre l’autoritarisme, le racisme et l’élitisme d’Aung San Suu Kyi et la mainmise dictatoriale de l’armée sur la société birmane.

Du 26 janvier au 3 février s’est tenu à Hanoï le 13e Congrès du Parti communiste du Vietnam (PCV). Au cours de cet événement, plus de 1500 délégués représentant les plus de 5 millions de communistes vietnamiens ont débattu des orientations stratégiques à prendre pour la continuation de la révolution alors que le programme du Renouveau fêtait ses 35 ans. Ce programme de développement inauguré en 1986 visait à ouvrir le Vietnam à l’économie de marché sous le contrôle de l’État et a permis une croissance rapide.

Signé à la toute fin de l’année 2020, l’accord Royaume-Uni-UE devrait permettre d’éviter les incertitudes relatives au Brexit. Pourtant les dures négociations n’ont abouti qu’à un accord a minima, laissant de nombreuses questions sans réponses.

Le libre-échange des marchandises est préservé, écartant ainsi l’hypothèse d’un rétablissement des droits de douane ou de quotas. La liberté de circulation et l’installation des personnes est quant à elle abandonnée. De plus, si le Royaume-Uni s’engage à ne pas procéder à des baisses de normes sociales ou environnementales, les divergences seraient à régler devant des tribunaux d’arbitrage privés, outils conçus comme étant les garde-fous des intérêts des entreprises. L’harmonisation sociale à la hausse peut attendre.

Alors qu’à Delhi le mouvement des paysans est toujours en cours en Inde (voir NLA n°1039), l’État du Kerala (sud) a tenu des élections municipales et locales le 16 décembre dernier. Le Front démocratique de gauche, mené par le Parti communiste d’Inde (marxiste), remporte plus de 41 % des suffrages et remporte la moitié des municipalités et des conseils de villages, distançant nettement le Parti du congrès (centre-gauche). 

La cour criminelle britannique d’Old Bailey a refusé le 4 janvier dernier d’extrader le journaliste Julian Assange vers les États-Unis après près de deux ans de détention. Le fondateur de Wikileaks est poursuivi pour atteinte à la sécurité nationale des États-Unis après la diffusion de documents classifiés de l’armée américaine montrant l’existence de crimes de guerre lors de l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan.

Le 26 novembre dernier, les salariés indiens sont descendus dans la rue à l’appel de leurs syndicats pour protester contre les politiques néolibérales du gouvernement d’extrême-droite du BJP. Environ 250 millions d’entre eux ont cessé le travail, un record dans l’histoire de l’humanité.

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