Après un an d’absence dû à l’épidémie de covid, la Fête de l’humanité a fait son grand retour et, vu le succès, on pourra dire qu’elle était attendue.

Bien évidemment, le stand fédéral du Parti communiste de Loire-Atlantique était lui aussi de la partie. Avec un stand plus modeste que les années précédentes dû à une jauge restreinte (pas vraiment ressentie) par les mesures sanitaires encore en vigueur. Ce sont donc « seulement » 27 militants (mais quels militants) qui ont fait vivre le stand de fruits de mer tout au long d’un formidable week-end de retrouvailles.

Ce beau moment de fête, de débat et de politique a été marqué notamment par le discours de Fabien Roussel. Le candidat à la présidentielle 2022 a pu débuter sa campagne par un meeting sur la grande scène devant un public largement au rendez-vous.

A sept mois des élections présidentielles, le tableau se clarifie… un peu.

A gauche, EELV a enfin réussi à départager ses nombreux prétendants. Au terme d’une primaire ouverte qui n’aura rassemblé que 100 000 votants, l’eurodéputé Yannick Jadot a battu sur le fil l’économiste Sandrine Rousseau. D’aucuns y ont vu la victoire d’une tendance plus centriste et taillée pour la présidentielle sur le radicalisme déroutant de Rousseau. Sauf surprise, Jadot – dont le groupe avait voté la résolution du parlement européen criminalisant le communisme en 2019 – rejoindra la cohorte des candidats réformistes sur la ligne de départ à gauche en compagnie de la maire de Paris Anne Hidalgo, investie par le PS, et les sociaux-démocrates Jean-Luc Mélenchon investi par la France insoumise et Arnaud Montebourg, investi par sa personne.

Le gouvernement russe a dû jouer de toutes les armes de la dictature afin d’éviter un recul historique au parti Russie unie de Vladimir Poutine à l’occasion des législatives du 19 septembre dernier.

Contrairement à ce qu’affirmait la presse occidentale, l’opposition était bien présente à ce rendez-vous sous la forme du Parti communiste de la fédération de Russie (KPRF). Nulle trace en revanche du raciste Navalny, opposant fantoche soutenu par Washington et Bruxelles.

Le traité de défense annoncé le 15 septembre entre l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis baptisé AUKUS vient renforcer le climat de guerre qui s’installe sur la zone indo-pacifique.

Le Kommunistische Partei Österreichs (KPÖ) a remporté les élections municipales dimanche 26 septembre à Graz, deuxième ville d’Autriche. La capitale de la Styrie, qui compte près de 300 000 habitants, portait déjà régulièrement des communistes au Conseil municipal mais la victoire obtenue il y a quelques jours par Elke Kahr et son équipe est véritablement historique. 

L’élection présidentielle péruvienne du 6 juin dernier s’est jouée à un cheveu. Avec 50,12 % des suffrages, l’instituteur andin Pedro Castillo ne devance que de 40 000 voix sa rivale Keiko Fujimori.

En marge du sommet du G7 de Carbis Bay (Royaume-Uni), Emmanuel Macron a officialisé la fin de l’opération Barkhane. Ce déploiement stratégique français dans la région du Sahel afin de lutter contre l’État islamique au grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) a pris la suite de l’opération Serval en 2014.

Après vingt ans de présence continue et une guerre qui aura fait 160 000 morts pour un coût estimé à 10 milliards de dollars pour le contribuable étatsunien, la première puissance mondiale quitte l’Afghanistan sans avoir rempli ses objectifs stratégiques.

Les talibans, force intégriste et réactionnaire, demeurent un mouvement populaire et structuré militairement qui menace le pouvoir civil de Kaboul. Leur statut de parti patriotique a été renforcé par leur résistance à l’occupation étrangère.

Le deuxième tour des élections régionales a très clairement porté en tête la liste de Christelle Morençais (LR) qui, réunissant 46,45% des suffrages a largement devancé ses concurrents.
Exit François de Rugy (LREM-MoDem) à 8,20% et Hervé Juvin (RN) à 10,46%. Quant à Mathieu Orphelin (div.g-PS-EELV), arrivé deuxième avec 34,87%, tout laisse à penser qu’une grande partie des électeurs de gauche, dans un contexte de forte abstention, en a peu goûté les changements de cap.

« Briser la croyance, vénérer le capitalisme » : l’aphorisme figure au sol, en fin de parcours, parmi d’autres graffitis à la peinture blanche réunis en formes aléatoires : « AfriKKKa », « Katanga »... Entre monticules de déchets informatiques et fûts toxiques, des écrans en projettent la traduction. Shinkolobwe, en RDC, est une mine d’uranium dont les travailleurs et familles ont été sacrifiés pour la bombe H, un meurtre de masse caché, emblème du pillage des ressources du pays comme celles du continent.

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