Les élections législatives du samedi 30 septembre dernier en Slovaquie ont consacré l’ancien premier ministre, allié de l’extrême droite, admirateur de Vladimir Poutine, xénophobe et auteur d’attaques régulières dans les médias portées contre la communauté LGBT. Robert Fico a obtenu 23 % des voix, devant le parti centriste Slovaquie Progressiste (18 %), le parti de l’actuelle présidente, Zuzana Caputova.

C’est un arménien, résistant communiste des FTP-MOI qui nous le rappelle par cette phrase au moment d’être fusillé par les Nazis en 1944 « …je n’ai aucune haine contre le peuple allemand… ». Une déclaration à méditer et une conception internationaliste à défendre. La conscience et le sens de la solidarité entre les peuples de Missak Manouchian sont un exemple pour aujourd’hui.
La résistance communiste parmi toutes les résistances peut s’honorer de telles personnalités. Elle ne commence pas un jour de fin juin 1941 comme l’affirmait le Général De Gaule en 1955 «… mis à part quelques individualités, le PCF n’est pas entré en résistance avant le 22 juin…».

Sans surprises, les élections sénatoriales qui se sont déroulées le 24 septembre dernier et qui devaient renouveler la moitié des sièges de la Chambre Haute, n’ont pas modifié les rapports de force de cette assemblée de manière significative. Mais la gauche progresse tandis que la droite recule légèrement. Les 162 000 grands électeurs, élus pour la plupart, ont donné une majorité des sièges à la droite, comme c’était déjà le cas auparavant. Les élections municipales de 2020 ont déterminé, en grande partie, le résultat de l’élection.

À la suite des violents affrontements qui avaient éclaté après la mort en prison d’Yvan Colonna, l’assassin du préfet Érignac, Gérard Darmanin s’était rendu en Corse, avait évoqué une vague « autonomie » et un cycle de négociation avait été lancé. 
Le 5 juillet dernier, l’Assemblée de Corse transmettait au Président de la République un texte revendiquant la « reconnaissance juridique du peuple corse », la « coofficialité de la langue corse » et la création d’un « statut de résident ». 

La Loire-Atlantique n’est pas épargnée par la crise qui frappe la psychiatrie, avec un manque cruel de personnel soignant et des fermetures de lits par dizaines dans les structures hospitalières : 20 lits fermés en 2023 à l’hôpital Saint-Jacques de Nantes, 30 lits depuis 2022 à l’hôpital de Saint-Nazaire (dont 11 lits de pédopsychiatrie), 17 lits d’admission en secteur adultes à Blain avec des menaces de nouvelles fermetures… sur l’ensemble des Pays de la Loire, ce ne sont pas moins de 236 lits qui ont été fermés en psychiatrie entre 2015 et 2020.

Dans le nord du département, à Guémené-Penfao, une ancienne carrière de grès est sur le point d’être ré-exploitée. Les riverains sont inquiets, et on les comprend ! L’exploitation de cette carrière par la société Baglionne a cessé il y a environ 35 ans elle s’est alors remplie d’eau. L’entreprise, qui a déposé le bilan en 2010, devait remettre en état le site mais n’a rien fait. Depuis, les riverains et connaisseurs se sont appropriés les lieux et en ont fait un point de baignade et de loisir, bien agréable en été.

Dans une tribune parue dans le JDD du dimanche 18 juin dernier, six députés de gauche appellent à la création « d’une politique publique des vacances ». Selon l’Observatoire des inégalités, 40 % des Français ne partent jamais en vacances. Ce chiffre montre l’étendue de la fracture sociale qui ne fait que s’aggraver au fil des ans.

La phrase d’Élisabeth Borne concernant le Rassemblement national en tant qu’héritier de Pétain permet de revenir sur les origines peu reluisantes du Front national auquel a succédé l’actuel parti d’extrême droite.

En octobre 1972, le FN va rassembler différents mouvements, illégaux et dissous pour certains, œuvrant au grand jour pour d’autres, et remettre au premier plan quelques personnalités de sinistre mémoire.

Parmi les fondateurs du FN, nous retrouvons sans surprise de nombreux « collaborationnistes », certains ayant combattu dans la Waffen-SS, comme Victor Barthélémy (après un passage fugace au PC, rejoindra dès 1936 le PPF de Doriot

Dans une période marquée par les progrès des influences idéologiques et électorales des extrêmes droites nationalistes en Europe, les résultats des communistes en Autriche et en Grèce sont à prendre en compte et cela dans des contextes différents.

L’Association France-Palestine Solidarité organisait récemment à Nantes une conférence-débat avec l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. Celui-ci, après avoir brièvement évoqué ce qu’il avait pu subir, notamment son expulsion d’Israël, expulsion qualifiée de crime de guerre par l’Onu, a exposé avec force exemples ce que vit l’ensemble de la population palestinienne depuis tant d’années : confiscation et destruction de maisons, de quartiers, appropriation des terres… Il a notamment parlé de la construction du mur qui, en modifiant les frontières, a délibérément «  expulsé  » 150 000 habitants, procédant ainsi à un véritable nettoyage ethnique. 

Sujet qu’il connaît malheureusement trop bien pour avoir été arrêté six fois et mis dix ans sous les verrous, Salah Hamouri a longuement abordé la question des prisons, en donnant des chiffres étourdissants : 5000 prisonniers politiques, dont 1000 en «  détention administrative  » - formule permettant l’arrestation totalement arbitraire de palestiniens s’appuyant sur des dossiers de sécurité secrets dans le seul but de briser ce qui fait la vie des emprisonnés et de leurs proches. 

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