Avec plus d’une vingtaine de livres à son actif, Lydie Salvayre est une autrice qui compte dans le paysage littéraire contemporain. L’œuvre, très diverse, a quitté délibérément les parages de la neutralité et du consensus pour porter la voix des victimes du monde tel qu’il est.

En déplacement dans les régions, la direction de la Fête de l’Humanité s’est arrêtée à Nantes mardi 29 mars pour évoquer avec l’ensemble des fédérations du Parti communiste des Pays de la Loire l’organisation des stands sur le tout nouveau terrain situé sur l’ancienne base aérienne 217 du Plessis-Pâté, en plein cœur de l’Essonne.

Urbains ou ruraux, périurbains, rurbains ou néoruraux, en tant qu’habitants, nous sommes définis par l’espace qui nous entoure, espace produit par notre société. Or, il a beaucoup été question, avec la pandémie et ses conséquences économiques et sociales, de recherches de nouveaux modes de vie, de nouvelles manières d’habiter liées au télétravail, à un besoin de nature, de la contrainte de circuler à moindre coût énergétique… 

À Nantes, au cinéma le Katorza, le festival du film russe prévu du 31 mars au 3 avril est annulé. Bien que renommé – Entre Lviv et l’Oural –  il devait se tenir comme chaque année sous l’égide d’Univerciné avec la participation habituelle de l’association Russies étonNantes préoccupée par la solidarité avec les réfugiés. Cependant le cinéma le Katorza maintient une programmation de films russes et ukrainiens.

Cette année encore, le festival nantais des littératures développe son ouverture sur l’ailleurs, son désir de questionner les cultures et les imaginaires des cinq continents.

Plus d’une centaine de rencontres se succèdent ainsi dans un certain nombre de lieux de la ville : au Château des ducs, à la libre usine, dans les maisons de quartier, les librairies, les médiathèques et bien sûr, au Lieu Unique pour un beau programme comprenant une cinquantaine d’auteurs invités.

Quelques semaines seulement avant le premier tour des élections présidentielles, Les Rencontres de Sophie vont traiter d’une thématique portée par l’actualité : le peuple.

Sujet très politique s’il en est, les controverses risquent d’être vives, d’autant que, selon qui parle, à qui il est adressé et la période de l’histoire où il est prononcé, le terme de « peuple » peut être entendu de manières très différentes. 

L’Université a pour objet d’ouvrir un autre espace pour accueillir des pensées construites et progressistes. Une volonté d’avoir un autre point de vue, signe d’une distance avec les discours dominants. Une perspective qui n’a rien de minimaliste.

Elle s’inscrit dans un projet plus large d’éducation populaire, de diffusion de savoir pour construire par soi-même des repères, de la pensée critique, des argumentaires dont l’ambition est de mettre en question l’ordre social existant.

Il y a soixante ans étaient signés les accords d’Évian qui allaient mettre fin à la guerre d’Algérie, par un cessez-le-feu prenant effet le lendemain. L’arrêt des hostilités ne sera pas total et il y aura encore des morts et des blessés, victimes de l’OAS et autres organisations factieuses, avant la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962, fin de l’emprise coloniale de la France sur l’Algérie.

Les BiS devaient ouvrir le 19 janvier, mais ont été annulées. Culture en lutte, CGT Spectacle PDL & Bretagne, Synavi et CGT des Travailleurs Privés d’Emploi et Précaires ont donc décidé de tenir les nôtres. Mme Bachelot était conviée... Pas venue ! Elle ne répond pas non plus à nos revendications, qui l’interpellent depuis de nombreux mois. La culture est encore en danger car la reprise n’a jamais vraiment eu lieu.

Quelle satisfaction, dans la période que nous connaissons, de voir programmer La Folle Journée 2022 du 26 au 30 janvier, le rendez-vous nantais de la musique classique ! Pour Aymeric Seassau, adjoint communiste à la Culture à Nantes, « C’est peut-être, à nouveau, le premier événement national à être maintenu dans le contexte sanitaire ». 

Jusqu’au 21 janvier 2022 se tient l’exposition « libres comme l’art » au siège du PCF. Sont ainsi mises en valeur une quantité impressionnante d’œuvres d’art, sculptures, peintures, photographies d’artistes qui ont été au Parti ou l’ont accompagné d’une manière ou d’une autre. Outre l’occasion de contempler un siècle de création artistique extrêmement variée, cette exposition montre à quel point le lien que le Parti communiste français a entretenu tout au long de son histoire avec les artistes a été prégnant.

Mis aux enchères par la maison de vente Sotheby’s, le manuscrit d’Émile Zola de l’adaptation au théâtre de Germinal est finalement resté dans le domaine public.

La communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut (Nord) avait remporté l’enchère pour 138 000 € mais l’État a fait jouer de son droit de préemption pour acquérir l’œuvre qui entrera désormais dans le fonds de la Bibliothèque nationale de France.

Suite à l’empêchement du concert d’Anna von Hausswolff sous la pression de catholiques intégristes français, Frédéric Hocquard, adjoint à la maire de Paris, Carine Rolland, adjointe à la maire de Paris en charge de la culture et Aymeric Seassau, adjoint à la culture à la maire de Nantes ont publié une tribune commune : 
« Garantir l’accès aux spectacles et aux expositions, c’est garantir l’État de droit 

Comment aborder l’un des premiers crimes contre l’humanité, dans lequel Nantes eut une part prépondérante en France, lorsque l’immense part des témoignages recueillis dans ses murs ressortissent aux archives commerciales, administratives, culturelles ou à l’art de vivre de ceux qui en tirèrent profit ? Une des qualités du parcours de l’exposition « L’abîme », du Musée d’histoire de Nantes au Château des ducs jusqu’au 19 juin, est de les organiser, avec intelligence et sensibilité, en autant de pièces d’accusation d’un système. D’ouverture de comptoirs vers l’Afrique et l’Orient en premières colonies aux « Amériques ». De concurrence entre puissances européennes en accords de commerce avec certains royaumes africains... Autant de rouages de la sauvage accumulation primitive de capital de la première mondialisation.

Comme pris d’une soif de rattraper le temps perdu, quelques semaines seulement après l’événement sur « la Petite reine et la littérature », l’association Impressions d’Europe récidive avec des Rencontres littéraires nordiques. Pendant trois jours et pour la quatrième fois depuis 2007, des autrices et auteurs venus du nord – en l’occurrence du Danemark, de la Finlande, d’Islande, de Norvège et de Suède – sont invités à débattre et à échanger sur leur œuvre. 

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