Comment aborder l’un des premiers crimes contre l’humanité, dans lequel Nantes eut une part prépondérante en France, lorsque l’immense part des témoignages recueillis dans ses murs ressortissent aux archives commerciales, administratives, culturelles ou à l’art de vivre de ceux qui en tirèrent profit ? Une des qualités du parcours de l’exposition « L’abîme », du Musée d’histoire de Nantes au Château des ducs jusqu’au 19 juin, est de les organiser, avec intelligence et sensibilité, en autant de pièces d’accusation d’un système. D’ouverture de comptoirs vers l’Afrique et l’Orient en premières colonies aux « Amériques ». De concurrence entre puissances européennes en accords de commerce avec certains royaumes africains... Autant de rouages de la sauvage accumulation primitive de capital de la première mondialisation.

Comme pris d’une soif de rattraper le temps perdu, quelques semaines seulement après l’événement sur « la Petite reine et la littérature », l’association Impressions d’Europe récidive avec des Rencontres littéraires nordiques. Pendant trois jours et pour la quatrième fois depuis 2007, des autrices et auteurs venus du nord – en l’occurrence du Danemark, de la Finlande, d’Islande, de Norvège et de Suède – sont invités à débattre et à échanger sur leur œuvre. 

Mohamed Mbougar Sarr a reçu cette année le Prix Goncourt pour son quatrième roman : « La Plus Secrète Mémoire des hommes ». Au cœur du livre, il y a l’œuvre d’un mystérieux auteur des années 1930 dont on aurait perdu la trace après des accusations de plagiat.

A paraître début 2022, aux éditions du Petit Pavé, «100 ans de communistes en Loire-Atlantique (1920-2020)». Trois questions à Jean-Yves Martin, historien, sur cette parution.

Pourquoi ce livre ?

Il fait suite au centenaire du PCF 1920-2020, dont les initiatives n’ont pu être qu’en partie tenues, ayant été perturbé et retardé par l’épidémie et ses confinements répétés. Il comportait une exposition, des conférences et spectacles sur internet, devenues des vidéos toujours consultables sur le site pcf-44.fr, et une page Facebook collectant les témoignages de camarades. Ce livre est le fruit du travail collectif d’une petite équipe qui y travaille depuis plus d’un an : Pierre Daguet, Pascal Divay, Michel Rica, Clément Chebanier, Véronique Mahé, Yann Vince et moi-même.

Une nouvelle campagne de tri et de classement des archives de la fédération de Loire-Atlantique a eu lieu de mai à juillet. C’était nécessaire ! Maîtriser nos archives et les rendre accessibles aux historiens, chercheurs, étudiants, militants, citoyens… demeure une de nos dimensions politiques. Un dépôt d’une partie de nos archives (puisque nous en restons propriétaire) sera organisé probablement à l’automne après examens et décisions.
 

Il y a presque vingt ans, c’était en 2004, le groupe Lagardère rachetait Vivendi Universal Publishing, ce qui le mettait en situation de quasi monopole sur un nombre important de secteurs d’édition, de quoi alerter les autorités de la concurrence : le scolaire, le parascolaire, le tourisme...

Il avait fallu à l’acquéreur revendre des marques et le tour était joué, celui-ci confortait sa première place d’éditeur français et de troisième mondial.

Du 29 octobre au 1er novembre, la cité des congrès accueille cette édition 2021 du festival. L’édition 2020 avait du être annulé au dernier moment pour cause de confinement. C’est de nouveau l’illustrateur Alex Alice qui a imaginé l’affiche 2021.

La ville de Nantes met en lumière la science-fiction. Ce festival rassemble des milliers d’artistes et de visiteurs passionnés. Des curieux aussi qui arpentent les allées et les pôles. Ils sont près de 100000 à le faire chaque année. Ce festival qui diffuse l’esprit de découverte et de convivialité est un des grands rassemblements de ce genre en France.
 
Quatre pôles sont organisés : - littérature, science et BD – Cinéma – Arts plastiques et expositions – Pôle ludique, jeux vidéo et pôle asiatique.

« Briser la croyance, vénérer le capitalisme » : l’aphorisme figure au sol, en fin de parcours, parmi d’autres graffitis à la peinture blanche réunis en formes aléatoires : « AfriKKKa », « Katanga »... Entre monticules de déchets informatiques et fûts toxiques, des écrans en projettent la traduction. Shinkolobwe, en RDC, est une mine d’uranium dont les travailleurs et familles ont été sacrifiés pour la bombe H, un meurtre de masse caché, emblème du pillage des ressources du pays comme celles du continent.

À l’occasion de ses 40 ans (1980-2020), l’association AREMORS (Association de recherche et d’études sur le mouvement ouvrier dans la région de Saint-Nazaire) publie un nouvel ouvrage collectif en septembre 2021. Dix-sept ans après le tome 4, ce nouveau livre se veut d’abord un hommage à trois des membres fondateurs de l’association aujourd’hui disparus : Pierre Mahé, Jean Aubin et Robert Gautier.

Le capitalisme vert n’en finit pas de multiplier les concepts pour faire accepter ses manoeuvres : croissance verte, Green New Deal, transition écologique et numérique, bioéconomie inclusive... En mettant en pleine lumière les recherches de profits éhontés menées par des acteurs tout-puissants, Hélène Tordjman, avec son livre « La croissance verte contre la nature », révèle les ficelles de tout ce qui se trame sous couvert de « Transition écologique ». 

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