Le mois de décembre est traditionnellement celui des bilans, celui du regard en arrière porté sur l’année qui se termine. 2025 aura été une année marquée par la guerre avec son lot de bombardements, d’attentats et d’embuscades, de démonstrations de forces diverses et de discours belliqueux. Principales victimes, les populations civiles décimées, affamées, déplacées. Pour ne rien arranger, glissements de terrains, séismes, tornades et autres phénomènes dits naturels s’en sont mêlés pour frapper une humanité éprouvée.

Au niveau national, 2025 aura vu Mayotte subissant les désastres provoqués par le cyclone Chido, l’ancien président Nicolas Sarkozy condamné et emprisonné, les gouvernements Bayrou puis Lecornu empêtrés dans des équilibres parlementaires introuvables, des centaines de plans de licenciement, les luttes sociales de la rentrée, celles, en Loire-Atlantique, de la centrale de Cordemais, d’ArcelorMittal Basse-Indre…

Pour le Parti communiste, 2025, c’est l’immense succès de la Fête de l’Humanité avec plus de 600 000 participantes et participants, des centaines d’événements, de débats, de concerts dans une fraternité sans pareil. Pour la Fédération du 44, c’est la reprise de la Fête des Nouvelles, la fête rebelle et fraternelle que nous n’avions plus connu depuis le Covid. Il y a eu aussi les universités d’été de Montpellier, des formations locales sur des thèmes divers, la venue à Saint-Nazaire et à Nantes de Fabien Roussel, conclue par une réunion publique riche et stimulante.

Décembre, avec la venue des fêtes de fin d’année et les illuminations de nos rues, ce sont quelques semaines où nous avons envie d’espérer dans les valeurs de solidarité et de partage, de croire que les malheurs que vivent au quotidien une trop grande partie des habitants de cette terre seront un jour dépassés. 

Face aux événements du monde et alors que la tentation est grande de vouloir, comme le chantait Jane Birkin, « que la terre s’arrête pour descendre », l’engagement de chacune et chacun d’entre nous pour un autre monde est un carburant collectif et une raison d’espérer que demain, enfin, sera meilleur.