Dans cette commune du vignoble nantais, les débats sur le budget 2026 ont eu un air de campagne électorale. À trois mois des élections municipales et intercommunales, où deux listes sont pour le moment annoncées, une de droite et une de gauche, les deux camps ont débattu finances locales et fait apparaître deux approches différentes. Le contexte politique et économique, l’absence de budget national, soulèvent des inquiétudes et créent beaucoup d’incertitudes pour les finances des collectivités territoriales déjà exsangues parfois.

Intervention de Véronique Mahé lors du vote du budget primitif 2026 de la Région Pays de la Loire :

"Madame la Présidente, chers collègues,
Le budget que vous nous présentez aujourd’hui est « raboté » de 15,6 millions d’euros. 

C’est avec un public nombreux, fort de ses fidèles auditeurs et cependant en renouvellement constant que l’Huma-café aborde 2026 en proposant sa programmation pour les six prochains mois.

16 janvier : Trump, imperator contre l’Amérique. 
Avec Christophe Deroubaix, journaliste à L’Humanité, qui couvre l’actualité des États-Unis depuis 1993.

Dans notre département, l’extrême droite avance masquée ou a des propositions pour fracturer encore plus notre république, nos communes. Que ce soit sur le plan national ou local, on ne transige pas avec l’extrême droite.

À Saint-Herblain, pour la première fois, un élu du Rassemblement national a siégé au sein du conseil municipal au mois de décembre 2025. M. Jocelyn Gillet s’était engagé en 2020 sur la liste du maire sortant Bertrand Affilé et était adhérent au Parti socialiste. Après ces élections, il a fait campagne pour la candidate de La République en Marche pour les cantonales de 2021, puis a adhéré au Rassemblement national. Ce personnage est donc rentré dans un conseil municipal sans y être invité par les électeurs de sa commune. Il est venu à son premier conseil municipal avec un garde du corps.

L’été dernier, la commission d’enquête sénatoriale sur « l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants », créée à l’initiative du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanak rendait ses conclusions. Rapportée par le sénateur communiste Fabien Gay, la commission faisait le constat chiffré d’un véritable scandale – nous en faisions état dans le numéro de novembre des Nouvelles de Loire-Atlantique : 211 milliards versés sur une année aux entreprises sans qu’il ne leur soit demandé de contrepartie !

Interpellée par Fabien Gay, l’entreprise Michelin a reversé 4,3 millions d’euros à l’État, selon un arrêté paru vendredi 26 décembre au Journal officiel. Cette somme correspondait à des crédits d’impôts perçus en 2017 au titre du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE), dans le cadre de l’acquisition de huit machines-outils prévues au départ pour l’usine de La Roche-sur-Yon, spécialisée dans la fabrication de pneus pour poids lourds.

À l’initiative du très droitier Éric Ciotti (soutien du Rassemblement national), la commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » a été créée le 28 octobre 2025, sur le fondement de l’article 141, alinéa 2, du Règlement de l’Assemblée nationale.

L’audiovisuel public est constitué de l’ensemble des chaînes de télévision, des stations de radio et de différents médias numériques qui répondent à la mission de service public d’information.

Le 10 décembre, à l’Assemblée nationale, sont auditionnés Adèle Van Reeth (France Inter), Stéphane Sitbon (France Télévisions), Patrick Cohen, Thomas Legrand : ça tourne à l’Inquisition. Comme on le redoutait, la commission d’enquête parlementaire vire au jeu de massacre.

La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, dite SRU, vise à recréer un équilibre social dans chaque territoire et à répondre à la pénurie de logements sociaux. Elle impose à certaines communes de disposer d’un quota minimum de logements sociaux pouvant aller de 20 à 25 % au regard du nombre de logements présents sur le territoire.

Le non-respect de cette obligation peut entraîner des sanctions financières pour les communes qui ne respectent pas ce taux. Le préfet peut, par arrêté, sanctionner davantage les communes qui ne font pas les efforts suffisants en matière de construction. En cas extrême, il peut reprendre la main sur la compétence logement de la commune.

Deux syndicalistes CGT de la centrale EDF de Cordemais comparaissaient le mardi 2 décembre devant le tribunal correctionnel de Nantes. Une manifestation de soutien devant le tribunal a rassemblé plus de 500 personnes, des militants CGT pour la plupart, mais aussi des militants de gauche parmi lesquels de nombreux communistes.

Cette comparution se déroulait suite aux événements de septembre 2024 à la Centrale électrique lorsque la direction d’EDF décidait l’abandon du projet Ecocombust 2. Cette annonce brutale, à contre-courant des orientations de transition énergétique déclarées par le gouvernement et le Président de la République, scellait le sort de la production électrique à Cordemais alors que le projet de reconversion de la centrale à la biomasse avait démontré la faisabilité et la viabilité de ce nouveau procédé de combustion. Après dix ans d’études sur le projet de reconversion, de luttes pour défendre l’emploi, la production, la souveraineté énergétique face aux règles du marché de l’électricité, l’abandon du projet sonnait comme l’anéantissement pur et simple de dix ans de travail.

À Abbaretz, commune située entre Nozay et La Meilleraye-de-Bretagne, un collectif d’habitants se mobilise depuis plusieurs mois contre un projet d’école hors contrat lié à un courant intégriste du catholicisme, le sédévacantisme, mouvement traditionaliste d’extrême droite qui considère entre autres que les papes contemporains sont des usurpateurs. 

Depuis près de vingt ans, ArcelorMittal orchestre méthodiquement le démantèlement de la sidérurgie française. Depuis l’OPA agressive de 2006, les fermetures et suppressions d’emplois s’enchaînent : Gandrange en 2009, Florange en 2012, Dunkerque en 2020, puis l’arrêt dit « provisoire » d’un haut-fourneau à Fos-sur-Mer en 2023. Au printemps dernier, plus de 600 postes ont été brutalement supprimés sur sept sites, dont la moitié à Dunkerque, alors même que le groupe – deuxième mondial de la sidérurgie – affiche des bénéfices records. 

Le budget de la Sécurité sociale a été adopté mais pour assurer un financement durable de la « sécu » le compte n’y est pas. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2026 qui devait ramener le déficit autour de 20 milliards d’euros n’est certes plus la copie originale du gouvernement : exit l’année blanche pour les retraités, les hausses de franchises médicales, la suppression de deux jours fériés ou la hausse des cotisations sociales pour les apprentis… Et la réforme des retraites est suspendue, elle concernera plusieur

« Je veux avant tout remercier Olivier Chateau et les équipes de la direction du Patrimoine pour avoir rapidement trouvé une place à nommer « Missak et Mélinée Manouchian », après que le Président Macron a permis leur entrée attendue au Panthéon. 

Nous voterons cette délibération au lendemain de l’entrée au Panthéon de Robert Badinter, l’homme de l’abolition de la peine de mort. Quel symbole et quelle fierté ! Nous le faisons alors qu’à Nantes comme à Châteaubriant, nous nous apprêtons à organiser les 84e commémorations des exécutions des 50 otages. Nous le faisons enfin à quelques jours de la disparition de Léon Landini, dernier survivant des FTP-MOI ou Francs-tireurs et partisans - Main d’œuvre immigrée, une des organisations de la résistance communiste...

On pense souvent qu’Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes. Pas du tout ! Après une ascension ininterrompue depuis 1928, les élections législatives de novembre 1932 sont un revers pour le parti nazi qui perd quatre millions de voix et se trouve au bord de l’implosion. Pourtant, le 29 janvier 1933, Hitler, citoyen allemand depuis moins d’un an, sera nommé chancelier. Que s’est-il passé ? C’est ce que nous apprend Johann Chapoutot dans une chronique très documentée. 

Didier, peux-tu en quelques mots nous donner un aperçu de ton activité syndicale ?
Au niveau local, je suis membre de la Commission exécutive de la CGT du personnel territorial de la Ville de Nantes, du CCAS (Centre communal d’action sociale) et de la Smano (Syndicat mixte Angers-Nantes Opéra), chargé de la vie syndicale ainsi que de la formation. Je suis par ailleurs élu au Comité local territorial, instance consultative née de la fusion des anciens CT et CHSCT et participe à ce titre aux discussions relevant de l’organisation, du fonctionnement et de la gestion des ressources humaines de la collectivité.

Comme chaque année, le 1er novembre marque pour des milliers de ménages quelques mois de répit dans les procédures d’exécution des expulsions locatives. Quelques mois sans vivre avec la crainte quotidienne de voir sonner la force publique et les huissiers à leur domicile, mais aussi l’espoir de trouver une solution de relogement ou de maintien. L’expulsion de son logement est une violence sociale !

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