Le dernier numéro de La Vie Ouvrière est consacré aux effets conséquents de l’Intelligence artificielle sur le monde du travail. Longtemps confinées aux laboratoire, l’IA a franchi un seuil dans son développement au début des années 2000 et représente aujourd’hui une menace concrète pour de nombreuses professions : de 40 % à 60 % des emplois à l’échelle mondiale seraient directement impactés selon le Fonds monétaire international. 

Emprise des géants américains de la Tech, détournement des lois nationales par celles-ci, fraude aux droits d’auteur mais aussi risques de désinformation, biais manipulatoires, gestion des ressources humaines algorithmique, les problèmes soulevés par les avancées de l’IA sont multiples et entraînent des conséquences considérables pour l’ensemble du monde du travail. Au-delà, ce sont aussi des questions de besoins énergétiques, de données personnelles ou confidentielles divulguées, utilisées à des fins marchandes... 

Avec des analyses et des entretiens qui prennent des angles économiques, sociologiques, psychologiques, juridiques, avec une enquête sur l’obsession du rendement dans la fonction publique et des témoignages divers de travailleuses et travailleurs, la revue montre comment les syndicats réagissent, forment leurs adhérents et posent les jalons d’« une autre IA ». Position difficile, en face du patronat qui ne voit dans la nouvelle technologie que la possibilité d’extraire toujours plus de gains de productivité, il est temps d’appréhender le sujet.

La Vie Ouvrière, printemps 2026, 9,50 €