Les salariés de l’usine de traitement des déchets Valo’Loire à Nantes étaient en grève du 20 au 24 avril. Tout est parti d’une initiative de solidarité envers un collègue, visé par une procédure disciplinaire alors qu’il était en arrêt de travail. La grève a rencontré un fort écho chez les ouvriers et techniciens de la chaîne de production. Rapidement, les revendications émergent. 

En cause notamment, le management conflictuel depuis le remplacement d’une large partie de l’équipe encadrante l’année passée mais également la sécurité au travail. En effet, la multiplication de bonbonnes de gaz hilarant dans les fours entraîne des explosions dangereuses pour les agents. Enfin, le nerf de la guerre : les salaires. Pas de revalorisation en pleine crise pétrolière alors que la famille Séché, propriétaire du site, compte parmi les 300 plus grandes fortunes françaises.

Ainsi prospèrent les intérêts du capital privé dans la réalisation de missions de service public au sein de la métropole nantaise. Le site est d’ailleurs prévu pour être agrandi dans le cadre du futur centre de traitement et de valorisation des déchets.

Reconductible, la grève de Valo’Loire a reçu la visite fraternelle de l’Union départementale CGT et de Philippe Legrand, conseiller municipal, venu apporter le soutien des communistes. La capacité d’accueil a été réduite à un petit nombre de camions quotidien, le gros des déchets étant redirigés vers le centre de traitement de Couëron, sans que ce dernier ne puisse absorber le surplus.

Les premiers échanges avec la direction se sont montrés difficiles, celle-ci proposant simplement une avance sur treizième mois.

Après près d’une semaine de conflit, les salariés sont sortis victorieux de leur mouvement. Un abandon des mesures disciplinaires pour le collègue concerné et des changements dans l’encadrement. Quant au volet salarial, si aucune revalorisation n’a été obtenue, des primes ont été arrachées à la direction du site. Au-delà de cette victoire, la grève a surtout permis, de l’aveu même des agents concernés, de souder les collègues.

Le Parti communiste français félicite les salariés de Valo’Loire pour leur victoire dans l’unité.