Avec l’annonce d’un nouveau projet de loi sur le travail le 1er mai dévoilé à la mi-avril, une fois de plus la droite et le patronat attaquent la journée de lutte pour les droits des travailleuses et des travailleurs. Dans un contexte où les salaires stagnent alors que la vie est toujours plus chère pour les ménages, le 1er mai n’est pas négociable !

Dans le département de la Loire-Atlantique, des manifestations ont eu lieu à Nantes, Saint-Nazaire, Châteaubriant, Ancenis, Couëron. Rappelant que le 1er mai est un droit conquis par la lutte, les cortèges composés de syndicats, de salariés, d’étudiants, de retraités et des forces politiques de gauche ont défilé dans une ambiance festive avec en prime une météo printanière ensoleillée.

Cette année sur Nantes le rassemblement de départ s’est déroulé à la Cité des Congrès. La fédération de Loire-Atlantique du PCF a tenu un point d’échanges et de discussions avec également la vente de muguet comme à l’accoutumée. Les prises de parole des syndicats ont permis de réaffirmer l’importance de la lutte pour le droit des travailleurs, de la défense des conquis sociaux et de la nécessité de pas plier sous les attaques du gouvernement et du patronat. Le cortège de manifestants s’est ensuite formé pour se mettre en mouvement avant un premier blocage par les forces de l’ordre au niveau du château des ducs de Bretagne. La manifestation ne peut d’ailleurs pas passer devant la préfecture. Durant tout le défilé, les heurts ont été marginaux mais les réactions des compagnies de CRS plutôt vives au regard du profil convivial de la très grande majorité des quelques 8 000 participants. Comme cela était prévu, le cortège s’est dispersé après être arrivé devant le CHU. 

L’esprit festif et convivial s’est poursuivi à la Maison des syndicats, permettant aux manifestants de se restaurer mais aussi de continuer de profiter de la météo dans une ambiance de lutte des travailleuses et des travailleurs ! Un hommage a été rendu place du Bouffay à Oussama Sbaï, militant CGT nantais décédé quelques jours auparavant. Point regrettable : l’intervention des gendarmes mobiles pour perturber l’hommage et disperser les personnes présentes.

À Saint-Nazaire près d’un millier de manifestants se sont réunis sur la place de l’Amérique latine, rassemblant organisations syndicales, politiques, associations et collectifs de solidarité avant de mettre le cap sur le parc paysager dans une belle ambiance qui s’est également prolongée avec un temps d’échanges conviviaux.