Les 16 et 17 avril derniers à Barcelone, le premier ministre espagnol Pedro Sanchez recevait des chefs d’État et de gouvernement progressistes du sud global pour échanger sur la crise du multilatéralisme, la montée en puissance des forces conservatrices et populistes d’extrême droite à travers le monde. Face à l’impérialisme agressif états-unien, les violations systématiques du droit international par les USA comme par Israël, la loi du plus fort et la diplomatie des armes, le monde s’inquiète. La remise en cause des traités, des institutions internationales ou des processus diplomatiques, par des autocrates jusqu’au-boutistes, déstabilise la planète, menace les équilibres géopolitiques et fait craindre le pire pour l’avenir de la paix.

A contrario, le sommet de Barcelone se voulait une première réunion de « la mobilisation globale progressiste » pour que des solutions alternatives, visibles et crédibles émergent enfin dans un contexte de tensions internationales où des pays tels l’Espagne, le Brésil, l’Afrique du Sud, le Mexique ou la Colombie refusent le désordre que veut imposer la Maison blanche.

Et force est de constater que l’Espagne, comme les pays invités à Barcelone, font preuve de courage et refusent de baisser la tête face aux aventures guerrières de Donald Trump et au génocide mené par Israël à Gaza. Pedro Sanchez confirme ainsi son rôle et celui de l’Espagne comme poids lourds sur la scène internationale. Le Wall Street Journal les qualifiant même de « porte-étendard de l’opposition politique occidentale au président des États-Unis ». Les autres États européens dont la France seraient bien avisés d’adopter eux aussi des positions fermes vis-à-vis de Trump et Netanyahu et de faire valoir leur souveraineté politique, économique, diplomatique et militaire, pour exister dans un monde qui a besoin de multipolarité pour trouver les moyens de résoudre les conflits par les voies politiques.