Quelques huit millions d’Américains manifestaient le 28 mars, dans 3300 cortèges, pour la troisième journée « No Kings », contre la « tyrannie » de Donald Trump. Cette manifestation, immense – il s’agirait de l’une des plus grandes de l’histoire des États-Unis, protéiforme – dénonçant pêle-mêle la politique anti-immigrés et sa police de l’ICE, la guerre menée contre l’Iran, le soutien au gouvernement israélien de Benyamin Netanyahu, le recul des droits des femmes, des minorités… a révélé une très forte hostilité à l’encontre du président américain et de son administration. Le tout dans une ambiance débordante et quasi-festive.

Est-ce que ces rassemblements, qui concernent pour une large part des populations urbaines et alors que le Parti démocrate peine à convaincre le pays, sont les prémices d’un revirement dans l’opinion américaine ? Les élections à mi-mandat de novembre nous le diront.