De nombreux facteurs se sont mis en grève pendant la grosse période d’activité due aux élections municipales. Ils revendiquent une compensation pour la distribution des plis électoraux. Pendant plusieurs jours, ils n’ont pas distribué les courriers, colis… et les plis pour les élections municipales. Le traitement de ces documents de propagande électorale est venu alourdir leur charge de travail.
Pour le responsable du syndicat CGT de la Poste de Saint-Julien-de-Concelles rencontré par L’Hebdo de Sèvre & Maine, les salariés demandent surtout une compensation financière en conséquence de ce surplus d’activité. « Avant, on était rémunéré, ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’est la grosse goutte d’eau qui fait déborder le vase ». « On demande une compensation financière pour les plis électoraux mais pas que.
On est inquiet aussi par l’annonce de la fermeture de notre guichet prévue en juin. Est-ce que le centre va aussi subir le même sort ? On nous allonge les tournées, des primes disparaissent… Plus ça va, plus on nous sucre des choses, alors que la vie est de plus en plus chère ».
Les postiers doivent bénéficier d’une reconnaissance à la hauteur de leurs missions. Pour la CGT, La Poste fait le choix par souci d’économie de retenir du courrier pour prioriser la propagande politique et les plis électoraux, mais en plus elle décide que les dizaines de millions d’euros versés par l’État seront encaissés sans aucune contrepartie pour les postières et les postiers. Si les postières et les postiers ont des revendications, c’est notamment pour assurer que les électeurs et usagers des services postaux puissent avoir à la fois les plis électoraux et leur courrier en temps et en heure.
Ils alertent également sur une dégradation prévisible des conditions de travail dans un contexte déjà marqué par des réorganisations successives. Cette surcharge de travail importante arrive dans un contexte où, depuis des mois, il est demandé aux factrices et facteurs de faire toujours plus avec toujours moins d’emplois.
