Comme tous les trois ans, le Sénat sera renouvelé par moitié le 24 septembre prochain. Cent-soixante-dix des sièges occupés sont en jeu et les groupes de gauche sont largement concernés par cette échéance. 

En effet, les sièges de 33 des 64 socialistes, de 11 des 15 communistes et de 3 des 12 écologistes sont à défendre. Bien que cette élection soit au suffrage indirect, elle a un impact important sur la vie politique française à plus d’un titre, et particulièrement durant les quatre prochaines années de mandat d’Emmanuel Macron. Les élu.es communistes sont reconnus comme une opposition inflexible à la politique antisociale du gouvernement et également comme une force de propositions pour construire une alternative. 

Alors que le pouvoir en place s’enfonce dans une gouvernance isolée et autoritaire dont le passage en force de la contre-réforme des retraites est un symptôme supplémentaire, le 1er  Mai que nous avons connu s’est avéré historique. De par le large front uni de l’intersyndicale qu’il a donné à voir, organisations dont l’engagement résolu dans la bataille des retraites s’est fait l’écho des préoccupations et de l’opposition ultra-majoritaire des Français. La participation massive d’autre part est venue souligner la détermination d’un grand nombre

Nous en sommes là. Au rythme effréné (et contestable) où se succèdent les sondages, se dégage une dynamique préoccupante dans l’opinion. Les digues ont cédé, le « Front républicain » n’est plus qu’un vieux souvenir et « l’antiracisme » tel que mis en mouvement par la gauche avec quelques succès depuis 30 ans est désormais en échec. Pire, le « total gauche » des sondages passe péniblement les 30%, là où l’extrême droite accroche les 35%. Nous en sommes là. Rien n’est figé et le pays a connu des heures plus graves encore.

Le 20 octobre 1941 à Nantes, trois jeunes résistants communistes abattent le Feldkommandant Hotz.Après l’attentat de Barbès le 22 août, c’est un des premiers actes de résistance armée contre l’occupant nazi. Le surlendemain, sur ordre de Hitler et avec la complicité du régime de Vichy, 48 otages sont fusillés en représailles par les troupes allemandes, 27 à la Sablière à Châteaubriant, 16 au champ de tir du Bêle à Nantes et 5 au Mont-Valérien.

L’été a été marqué par une nouvelle étape de la crise pandémique avec la progression de la vaccination face à un « variant delta » plus virulent et la mise en œuvre d’un « passe sanitaire » qui impose de nouvelles contraintes aux salarié.e.s, aux restaurateurs, aux acteurs culturels...

Pour les communistes la chose est claire : « La vaccination généralisée est la solution ! C’est un acte militant en faveur de l’intérêt collectif. Ouvrons des lieux de dialogue pour convaincre ! (…) Ce n’est pas avec des menaces de licenciements et un passe sanitaire des plus durs d’Europe que nous allons gagner la bataille de la vaccination » indique Fabien Roussel.

Les résultats des élections régionales et départementales n’ont pas fini d’alimenter les commentaires et les observations des responsables politiques. En effet, toutes et tous se désolent de l’abstention historique qui a marqué ces scrutins.

La crise sanitaire sans précédent que nous sommes en train de traverser a mis en lumière l’importance des services publics des collectivités, notamment des départements, aussi bien en zone urbaine que rurale.

Elle nous a aussi donné le ton sur la gravité sociale dans laquelle nous nous trouvons, à travers l’inégalité grandissante et les situations précaires que vivent de plus en plus de nos concitoyens. 

Succédant comme personnage public à Marcel le grand-père, puis Serge le père, Olivier Dassault est décédé en ce mois de mars. Si l’ascension sociale de la famille Bloch - Dassault est liée à l’aéronautique par la carrière d’ingénieur et d’homme d’affaires de Marcel dès l’entre-deux-guerres, elle est aussi permise par la non-collaboration avec le pouvoir de Vichy ou Nazi : entre 1940 et 1945 « Marcel le juif » sera harcelé judiciairement avant d’être déporté à Buchenwald où il sera protégé par le communiste Marcel Paul.

Avec une table ronde réunissant 3 universitaires de renom -voir en page 7, la Fédération de Loire-Atlantique a ouvert le programme des manifestations commémorant le centenaire du Parti communiste français. 

Prévue initialement pour un public que nous aurions espéré nombreux, la rencontre du 11 février a dû se dérouler devant les caméras, et il y a lieu de craindre que la suite des événements programmés ne se fasse, là encore, à distance -«en distanciel», dit-on.
Suivront plusieurs conférences-débats, deux spectacles, et, déjà visible rue des Olivettes, une exposition de panneaux nationaux et départementaux.

Au nom de l’exécutif départemental de la fédération PCF de Loire-Atlantique, je vous souhaite une bonne année 2021 pleine de fraternité, d’amitié, de bonheurs à partager, de luttes victorieuses.

L’année 2020 a été particulièrement terrible avec une crise sanitaire sans précédent bouleversant nos vies personnelles et collectives, démontrant que les uns sans les autres nous ne pouvons plus rien. Elle a marqué les limites d’un système économique, d’une pensée se voulant dominante ; elle a révélé la fragilisation de nos services publics, en particulier de notre système de santé, conséquences dramatiques de la folle spirale de la réduction de la dépense publique.

25 décembre 1920, le 18ème congrès de la Section Française de l’Internationale Ouvrière s’ouvre à Tours. La 2ème internationale s’est fracassée au sujet de la guerre, opposant pacifistes et partisans des « unions nationales ». La jeune union soviétique ouvre un espoir nouveau pour le monde du travail. Dans une France ouvrière toujours endeuillée par la disparition de Jaurès, des « camps » et des hommes s’opposent : Autour de Blum et d’autres on refuse l’adhésion à la 3ème internationale promue par Lénine ; Cachin et les siens veulent y adhérer.

Enfin terminé : après quatre ans de ce qui ressemblait au début à une mauvaise farce, le mandat du président des États-Unis Donald Trump prend fin avec l’interminable scrutin du 3 novembre. On serait bien avisé de ne pas sauter de joie ou de ne pas crier au jour historique, chacun est bien conscient que le nouveau président, Joe Biden ne sera pas celui de la paix et de la justice sociale.

Alors que les cérémonies en hommage aux 48 fusillés de Châteaubriant, Nantes et du Mont Valérien du 22 octobre 1941 se préparent, la pertinence de leur combat révèle cette année encore toute son acuité. Au-delà de la lutte prioritaire contre les forces hitlériennes et la montée du fascisme, leur engagement intimement lié à une vision de progrès et d’émancipation de l’Humanité a semé les graines de conquêtes cruciales pour les travailleurs (services publics, nationalisations, Sécurité Sociale…).

Emmanuel Macron, le 13 avril et devant 36 millions de téléspectateurs, estimait être « à un moment de vérité, [...] de refondation. » Fort de cette révélation, il envisageait alors de se réinventer, lui le premier. Tout laissait donc penser que le train du macronisme, emporté dans sa folle course libérale, allait s’arrêter, renverser la vapeur et faire machine arrière.

Le 15 mars dernier, 30 000 communes au plan national ont élu leurs conseils municipaux. Ce scrutin s’est déroulé dans des conditions particulières liées à la crise sanitaire laissant penser que sa sincérité en a été faussée. Avec à peine 45 % de participation, soit 20 points de moins qu’en 2014, l’élément marquant est le taux d’abstention historique. A l’issue de ce 1er tour, le Parti Communiste Français confirme son ancrage local avec 1 072 élus locaux et devient ainsi la troisième force politique du pays.

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