Le meurtre de Lyhanna a mis en lumière les défaillances du système face aux violences misogynes. En réaction à ce drame, plusieurs associations féministes, syndicats, militantes et militants, ainsi que des expertes et experts de la justice, de la santé, etc., ont mis en commun leurs forces pour élaborer plus de 130 propositions visant une réponse globale aux violences qui touchent les femmes et les enfants.

Sous le nom de « loi intégrale », cet ensemble de mesures aborde les violences misogynes de manière globale. Cette approche se distingue des lois isolées qui ne prennent pas en compte le caractère systémique de ces violences. Parmi les mesures proposées, plusieurs grands axes se dégagent.

Mieux vaut prévenir que guérir ! Les premières mesures concernent donc la prévention et l’éducation. On retrouve par exemple l’interdiction, pour les violeurs, d’exercer toute activité au contact des enfants, ainsi que l’imprescriptibilité des viols ou des agressions sexuelles commis contre des enfants.

Le deuxième grand axe est la lutte contre la (pédo)pornographie. Plusieurs affaires récentes ont marqué notre société : la diffusion du viol filmé de Lyhanna a précédé son meurtre et la production de contenus pornographiques était l’une des motivations des actes de Dominique Pelicot. Les mesures proposées visent à lutter contre l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants par l’industrie pornographique, qui peut servir de tremplin à d’autres violences masculines, allant de la destruction de la vie sociale aux meurtres.
Un autre axe propose un nouveau modèle d’accompagnement des victimes de violences misogynes, avec des dispositifs respectueux de leur dignité et les moyens nécessaires pour les mettre en œuvre.

Partout en France, les communistes soutiennent la loi, sur le terrain comme dans les manifestations… tout en observant sa récupération politique par les forces de droite qui refusent de condamner les violences commises à l’encontre des enfants lors des manifestations lycéennes d’octobre 2026.