C’est avec une satisfaction certaine que l’équipe des Nouvelles de Loire-Atlantique a pu œuvrer au numéro que vous avez sous les yeux, après avoir subi une suspension due à des contraintes spécifiques lors du renouvellement de l’agrément de la Commission paritaire des Publications et Agences de Presse. La reprise du journal de la Fédération du Parti communiste de Loire-Atlantique est l’occasion de dire à quel point il nous semble important de donner régulièrement à nos lectrices et lecteurs des informations politiques, sociales et culturelles du département et plus largement, de mettre en valeur le travail de nos élus, de signaler les initiatives de nos sections et cellules, ainsi que des organisations dont nous nous sentons proches. Ce numéro, c’est aussi l’occasion d’annoncer le banquet du 21 novembre - annonce en page 8.

Publier un journal, c’est privilégier la réflexion sur l’émotion que cherchent à susciter télés et réseaux sociaux. C’est, à notre échelle, apporter un point de vue et des analyses peu entendues dans le tumulte du monde. C’est donner à lire le pays, notamment lorsque celui-ci est en train d’ouvrir une nouvelle phase de contestation en portant au centre du débat la question des services publics et celle de l’avenir de notre jeunesse.
Des gouvernants sourds aux revendications qui montent, qui ne répondent que par la répression et que les mutilations de nos jeunes émeuvent peu, des éléments incontrôlés parmi les forces de l’ordre qui dévoient leur mission républicaine, des médias à la solde des puissants plus sensibles aux poubelles brûlées qu’à une main arrachée font face à une jeunesse qui prend chaque jour qui passe un peu plus conscience de sa force collective. 

Cette jeunesse, tout en revendiquant le minimum que la société lui doit, c’est-à-dire les moyens de préparer son avenir, dénonce dans le même mouvement et avec force l’extrême droite et les idées nauséabondes qu’elle charrie, des idées que nous préférerions réduites dans les poubelles de l’histoire. Parce qu’il est nécessaire de rappeler sans cesse où celles-ci peuvent nous mener, nous commémorerons dans les jours qui viennent les fusillés de Châteaubriant, tués d’avoir lutté contre le fascisme. Retrouvons-nous nombreux à évoquer leur sacrifice.