Alors que dès le premier tour des municipales le Parti communiste français pouvait afficher des victoires par dizaines, que le second tour confirmait la capacité de résistance d’un parti que d’aucuns considèrent comme moribond depuis des décennies, il est frappant de constater à quel point les médias ont délibérément occulté le PCF et ses candidats.
« Face au RN - qui l’avait déjà déclaré gagnée pour eux, le PCF à Nîmes, dans une liste d’union de la gauche, avec une liste LFI contre, gagne une ville de 150 000 habitants, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Comme en 2020 où nous regagnons Villejuif et Bobigny perdues à l’élection précédente, en 2026 nous regagnons aussi à nouveau une ville de plus de 30 000 habitants : Aubagne, 47 000 habitants, perdue aussi en 2014, la tête de liste apparentée PCF regagne la ville devant le candidat du RN.
Ces victoires ne masquent pas l’avancée de l’extrême droite et ses gains, mais comme à Marseille, à Saint-Amand, à Lens, à Avion, elles montrent que le PCF, la gauche unie peuvent la faire battre. Aucun commentateur, aucun parti ne peut passer à côté de ces résultats qui font du PCF, et de loin, la deuxième force de gauche du pays en nombre de maires et d’élus, comme en présence dans les différents territoires, grandes villes et petit villages. [...]
Au-delà des victoires de nos maires par centaines, je veux saluer tous nos conseillers municipaux dans les majorités comme dans les oppositions, plusieurs milliers qui vont être utiles à leurs concitoyens. Nos bons résultats ce sont aussi ceux de nos élus en responsabilité souvent importante dans des milliers de mairies comme à Paris et Marseille, Lyon où la campagne fut difficile, mais aussi à Nantes, Montpellier, Nancy, Rennes, Lille, Tours, Grenoble et bien d’autres où les majorités sortantes ont gagné ; mais aussi à Saint-Étienne et Amiens où Léon Deffontaines sera président délégué de la Métropole. Notre parti reste très présent dans les métropoles avec des gains d’élus, malgré les pertes pour la gauche de Strasbourg, Bordeaux, Brest, Clermont-Ferrand, Besançon et Poitiers. [...]
Ne négligeons pas que dans beaucoup de territoires et de communes nos choix, nos têtes de liste, nos candidats, nos élus avec d’autres ont permis de faire échec aux objectifs beaucoup plus ambitieux que s’était donnés l’extrême droite. Leur échec dans le Nord ou à Martigues, leur colère à Nîmes où un de leur principal dirigeant est en échec m’invitent à penser que les communistes sont les plus utiles et les plus efficaces pour battre l’extrême droite. Nous sommes sur le terrain leurs adversaires, les meilleurs pour dénoncer leur imposture. Il faut poursuivre et s’appuyer sur nos résultats dans de nombreux territoires, comme nous l’avons fait lors de ces municipales, pour ouvrir un chemin d’espoir. »
Pierre Lacaze
