Le 28 février, une opération meurtrière d’ampleur commençait en Iran, menée par les États-Unis et Israël, bombardant de concert 24 provinces de la République islamique et assassinant celui qui fût 37 ans le guide suprême du régime, l’ayatollah Ali Khamenei, au mépris total du droit international.
Certes, le peuple iranien subissait au quotidien le joug d’un régime cruel qui n’a jamais lésiné à réprimer sans pitié toutes les voix discordantes, emprisonnant massivement, exécutant à la chaîne, réprimant dans le sang les manifestations d’opposition.
Mais prendre le prétexte d’une soi-disant libération du peuple iranien pour le bombarder massivement, entraînant des victimes de guerre par centaines et détruisant des infrastructures essentielles est difficilement défendable et la mort d’Ali Khamenei, rapidement remplacé par son fils Mojtaba, ne peut en rien justifier ce qui n’est en fait qu’une nouvelle manifestation de la volonté impérialiste des États-Unis, aidée opportunément par Israël.
La situation ne pouvant pas en rester là, l’Iran s’est mis à riposter en frappant Israël et les monarchies du Golfe alliées des États-Unis, pendant que le Hezbollah lançait des tirs de roquettes en direction d’Israël, provoquant des frappes israéliennes en retour sur le Liban, jusqu’au cœur de Beyrouth. Israël tente même de légitimer une annexion à peine masquée du Sud-Liban.
Malgré l’annonce de Donald Trump, le 9 mars, d’arrêter « bientôt » la guerre, cela va faire un mois que l’Iran subit des frappes sur son territoire – plus de 1500 – et répond en visant bases américaines et sites israéliens, en conservant le contrôle du détroit d’Ormuz. L’administration Trump, en proposant un Plan de paix en quinze points le 25 mars tout en envoyant de nouvelles troupes sur le terrain – la 82ᵉ division aéroportée – continue de souffler le chaud et le froid. Les peuples du Moyen-Orient n’ont pas fini de subir.
