Soulagement au Portugal après la large victoire (67 %-33 %) de José Antonio Seguro (centre-gauche) face au leader d’extrême droite André Ventura au second tour de l’élection présidentielle. 

Jamais depuis l’avènement de la démocratie le 25 avril 1974 un candidat d’extrême droite n’avait atteint un tel résultat. Comme dans de nombreux pays d’Europe, la vague populiste, raciste et antisociale déferle au Portugal, longtemps débarrassé du fascisme jusqu’à ces cinq dernières années. Pour le Parti communiste portugais, « la large défaite d’André Ventura traduit le rejet du peuple portugais pour sa candidature et son projet réactionnaire et rétrograde ». L’élection de Seguro est rassurante mais les amis de Le Pen demeurent la seconde force politique depuis les élections législatives de 2025 et le rapport gauche-droite et son extrême est désormais de 65 %-35 %, historiquement déséquilibré. 

Ce contexte favorise les politiques libérales du gouvernement de droite engagé dans une réforme du code du travail qui va précariser les travailleurs. De fortes journées de mobilisations ont déjà démontré le désaveu populaire pour cette réforme et l’intersyndicale, sous l’impulsion de la CGTP, appelle à une grève générale le 12 avril.