Il y a 20 ans, la jeunesse et le mouvement social sonnaient l’alarme contre le projet du gouvernement de flexibiliser et de précariser les jeunes travailleurs à travers le contrat première embauche (CPE). La mobilisation massive des jeunes, du monde du travail et de l’opinion publique obligeait le gouvernement à retirer ce projet.

Une défaite mal digérée par le Medef qui aujourd’hui remet le couvert en proposant une négociation sur l’emploi des jeunes. Au menu : du CPE 2026 et du CIP 1994, en pire !

Les idées du patronat n’ont rien d’originales, elles sont une compilation de mesures qui avaient été balayées par de puissants mouvements sociaux ces 30 dernières années. L’objectif du Medef est clair : profiter de l’instabilité politique et de la situation financière du pays pour retenter d’imposer des lois antisociales aux jeunes et par ricochet à l’ensemble des salariés. Contrat spécifique avec trois ans de période d’essai (deux ans avec le CPE), Smic jeunes inférieur au Smic, abrogation des règles qui limitent l’utilisation des contrats précaires et les temps partiels... Ils osent. Pour la CGT, qui refuse d’envisager quelconque négociation sur cette base, « ce projet est une déclaration de guerre ». Quant au PCF, « ces propositions ne sont pas une réponse au chômage des jeunes mais une aggravation de la précarité, elles reproduisent les pires logiques capitalistes ». Les communistes ont des ambitions éclairées pour sortir la jeunesse de l’insécurité de l’emploi et de la surexploitation au travail. Ils défendent notamment la sécurité de l’emploi et de la formation tout au long de la vie, le CDI comme norme de contrat de travail, la création d’un million d’emplois dans l’industrie et les services publics pour combattre la précarité des jeunes, la prise en compte des qualifications et bien sûr l’augmentation des salaires. 

Si le gouvernement était disposé à sortir du placard les vieux dossiers du Medef, il enverrait le signal d’un pouvoir toujours plus coupé de la vie réelle des jeunes. Il trouverait face à lui une énorme force populaire pour refuser de nouveaux sacrifices consentis aux intérêts du grand capital.

L’emploi des jeunes ne se sécurise pas avec davantage de flexibilité pour le patronat, mais avec des droits concrets et des garanties, une politique publique forte et un service public de l’emploi et de la formation qui mette fin à la précarité massive. Le PCF s’inscrit résolument dans cette voie pour construire de véritables perspectives d’avenir pour les jeunes et pour tout le monde du travail.