« Nous savons toutes et tous que l’époque n’invite ni à l’autosatisfaction ni à l’illusion. Le monde est traversé par des tensions profondes, des fractures sociales durables, une montée des inégalités et des logiques de guerre. Et pourtant, si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est précisément parce que nous refusons la résignation. Parce que nous croyons que la politique peut encore changer le cours des choses. Parce que nous savons que la gauche, lorsqu’elle est fidèle à ses valeurs, est indispensable[...]

Dans ce début d’année, nos vœux affirment avec force l’attachement indéfectible du Parti communiste français à la paix, à la solidarité internationale et à la justice entre les peuples. Dans un contexte mondial marqué par des conflits persistants et des tensions exacerbées, nous proclamons que la paix n’est pas une posture, mais un combat politique et diplomatique quotidien. Le génocide à Gaza, l’occupation qui s’étend partout en Cisjordanie viennent souligner la nécessité d’une paix juste et durable[...] Parallèlement, le renforcement des interventions et des menaces militaires dans d’autres régions — qu’il s’agisse de l’attaque et de l’arrestation du président vénézuélien par une puissance étrangère, dénoncée comme violation du droit international et de la souveraineté des peuples, ou des tensions géopolitiques autour du Groenland et des pressions sur des États souverains — nous rappelle que la paix mondiale est étroitement liée à la résistance à l’impérialisme sous toutes ses formes. Nous exprimons également notre pleine solidarité avec les peuples en lutte pour leurs libertés fondamentales, à l’instar des mouvements populaires en Iran, qui aspirent à la liberté et à une société démocratique dans un contexte de répression[...]

Sur le plan national, l’année qui commence sera marquée par des choix budgétaires lourds de conséquences. On nous explique qu’il n’y aurait pas d’alternative à l’austérité, que les services publics coûteraient trop cher, que les collectivités devraient se serrer la ceinture[...] Le recours annoncé au 49.3 pour faire adopter le budget 2026 constitue un nouvel épisode d’un pouvoir qui, faute de majorité populaire et parlementaire, choisit le passage en force plutôt que le débat démocratique.[...] Dans ce contexte, nous affirmons que d’autres choix sont possibles et nécessaires. Le Parti communiste français porte une alternative claire : un budget au service des besoins humains et non des marchés financiers[...]

En Loire-Atlantique, nous avons été et nous sommes aux côtés des syndicalistes et des salariés de Cordemais, confrontés à des projets de fermeture et à une répression syndicale inacceptable. Défendre Cordemais, ce n’est pas défendre le passé, c’est défendre une transition énergétique juste, qui ne sacrifie ni les travailleurs ni les territoires industriels. Nous sommes également aux côtés des salariés d’Arcelor, qui subissent les logiques de rentabilité financière, les menaces sur l’emploi et l’absence de véritable stratégie industrielle nationale et européenne. Là encore, ce sont des savoir-faire, des bassins de vie, des familles entières qui sont en jeu. Nous sommes enfin pleinement solidaires des salariés du Grand Port, aujourd’hui ciblés par des attaques politiques de la droite régionale qui cherche à fragiliser le service public portuaire, à remettre en cause les statuts et à ouvrir la voie à une mise en concurrence généralisée. Derrière ces attaques, c’est une même logique qui s’exprime : affaiblir le collectif, casser les droits, livrer des outils stratégiques au marché.

Nous adressons également nos vœux de solidarité la plus fraternelle aux acteurs et actrices du monde culturel, en lutte partout en France et tout particulièrement en Pays de la Loire, durement frappés par les coupes budgétaires voulues par la présidente de Région plus fan d’Elon Musk que du Général de Gaulle[...]

C’est dans ce contexte que les élections municipales à venir prennent une importance particulière. Les communes sont aujourd’hui en première ligne pour répondre aux besoins sociaux, maintenir la cohésion territoriale et faire vivre la démocratie de proximité. En Loire-Atlantique, les élus communistes ont toujours défendu le droit au logement contre la spéculation, une tarification sociale des services publics, l’éducation et la culture, le maintien et le développement des régies publiques et une transition écologique juste, qui ne fasse pas payer les plus modestes. Ces politiques locales montrent que des alternatives existent. Elles montrent que la gauche, lorsqu’elle est fidèle à ses valeurs, peut améliorer concrètement la vie quotidienne[...]

Si le projet communiste reste profondément actuel, c’est parce qu’il répond à la contradiction centrale de notre époque : celle entre la France du travail et la France de l’héritage. Entre celles et ceux qui produisent les richesses et celles et ceux qui en captent les fruits. Alors que 90 % des salariés vivent principalement de leur salaire, plus de 60 % de l’augmentation des grandes fortunes provient désormais de la transmission patrimoniale et non de l’activité productive. En quarante ans, la part des héritages dans la richesse nationale a quasiment doublé[...]

Le Parti communiste français compte. Il a compté dans l’histoire de ce pays. Il compte aujourd’hui dans les communes, les luttes sociales, les débats d’idées. Et il continuera de compter, parce qu’il est du côté des travailleurs, de la paix, de l’égalité et de l’émancipation humaine. C’est avec cet esprit que nous vous adressons nos vœux : des vœux de rassemblement, de solidarité et de conquêtes sociales à venir.

Bonne année à toutes et à tous. »