Le 19 janvier 2026, l’Oxfam a publié son rapport sur les inégalités à l’occasion de l’ouverture du Forum économique mondial 2026 à Davos. On y apprend qu’en 2025 les milliardaires se sont enrichis de plus de 16 %, pour atteindre 18 300 milliards de dollars, plus haut niveau historique, alors que dans le même temps une personne sur quatre n’a souvent pas de quoi manger à sa faim et que près de la moitié de la population de la planète vit dans la pauvreté.
Sur le plan mondial, la fortune des milliardaires a augmenté trois fois plus vite que pendant les cinq années précédentes. Cette augmentation équivaut à la richesse totale de la moitié la plus pauvre de l’humanité. La barre des 3 000 milliardaires a été franchie pour la première fois en 2025. La fortune des milliardaires a augmenté de 81 % depuis 2020, fortune qui leur donne les clés du pouvoir : les milliardaires ont 4 000 fois plus de chances d’occuper un poste politique que les citoyens ordinaires.
En France, les 53 milliardaires français sont désormais plus riches que plus de 32 millions de personnes réunies, soit près de la moitié de la population. En 24 minutes en moyenne, un milliardaire gagne l’équivalent du revenu annuel moyen d’un Français, soit 42 438 euros. Depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017, la fortune des milliardaires français a doublé. Ce gain de plus de 220 milliards d’euros, concentré sur à peine 32 personnes, équivaut au financement de plus de 10 000 postes d’enseignants pendant près de 400 ans.
L’Oxfam appelle les États à réduire rapidement et radicalement le fossé entre les ultra-riches et le reste de la société grâce notamment en augmentant les impôts sur les ultra-riches comme un impôt sur la fortune climatique (taille de la fortune et quantité de CO2 qu’elle contient), en régulant les multinationales (encadrer la part des bénéfices versée aux actionnaires, conditionner les aides publiques aux entreprises aux investissements, à la recherche et la transition écologique ou encore en imposant un écart de rénumération de 1 à 20 entre le salaire du dirigeant et le salaire médian de l’entreprise.
