En ces temps troublés où l’extrême droite resurgit et où les droits des femmes subissent des assauts répétés, le 8 mars résonne comme un appel à la résistance. Face à l’émergence d’une internationale fasciste qui menace les droits des femmes à travers le monde, la vigilance et la mobilisation s’imposent.
Le Rassemblement National tente de se donner une image de respectabilité derrière la figure de Marine Le Pen : son vote pour l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution ne peut faire oublier ses alliances européennes avec les forces les plus réactionnaires qui combattent ce droit. Cette façade masque une volonté de revenir à un système patriarcal brutal où les femmes sont réduites au silence.
En France, l’année 2024 marque un tournant. Si l’inscription constitutionnelle du droit à l’avortement représente une victoire historique, la réalité est alarmante : en dix ans, plus de 130 centres d’IVG ont fermé. Sans moyens concrets, ce droit constitutionnel restera lettre morte. Parallèlement, l’affaire Pelicot a mis en lumière la persistance d’une culture du viol profondément ancrée dans notre société. En refusant l’anonymat, Gisèle Pelicot a transformé son calvaire en acte de résistance contre un système qui banalise les crimes sexuels.
Le chiffre glaçant de 1 % de condamnations pour les plaintes déposées pour viol révèle l’ampleur de l’impunité systémique.
Face à cette situation, le PCF propose un plan d’action ambitieux. Alors que l’État ne consacre que 184,4 millions d’euros à la lutte contre les violences faites aux femmes, le parti revendique un budget de 3 milliards d’euros. Ce plan prévoit la création de brigades et juridictions spécialisées, la mise en place d’actes d’enquête minimaux obligatoires avant tout classement sans suite, et une assistance juridique gratuite pour les victimes. Le parti exige également le renforcement des places d’hébergement d’urgence et la création de centres de psycho-traumatologie dans chaque département.
Le 8 mars 2025 doit être un moment d’impulsion de nouvelles conquêtes. L’égalité réelle entre les femmes et les hommes nécessite une transformation profonde de notre société et le développement de services publics égalitaires. C’est un combat qui engage l’avenir de toute notre société, car quand les droits des femmes progressent, ceux de toute la société progressent en même temps.
Clotilde Seassau