Les conséquences du Brexit n’en finissent plus d’agiter l’Irlande du nord. L’accord signé entre le Royaume-Uni et l’Union européenne prévoyait le maintien de ce territoire britannique dans l’union douanière afin d’éviter le rétablissement d’une frontière physique avec la République d’Irlande, fruit des conquêtes du camp nationaliste. Problème, cette solution impliquait d’imposer un contrôle des marchandises en provenance de Grande-Bretagne dans les ports nord-irlandais.

Enfermés dans leur libéralisme économique intangible, les forces de droite (macroniste ou classique) n’acceptent pas que les forces de gauche et écologistes puissent gérer et gouverner selon d’autres critères. Ces forces rassemblées sous la bannière Nupes ne seraient pas légitimes car contraires aux principes économiques « universels ».

C’est ce qu’a révélé avec force l’entre-deux-tours des élections législatives où le pouvoir a tout fait pour garder la majorité en instrumentalisant à tout-va.

Les élections législatives auraient-elles sonné le glas du jupitérisme présidentiel ? Pendant le dernier mandat, Emmanuel Macron fixait les orientations, le Premier ministre et son gouvernement s’empressaient de mettre en œuvre le programme présidentiel. À l’époque, la majorité absolue « En marche » à l’Assemblée nationale faisait office de chambre d’enregistrement des décisions de Jupiter. Le présidentialisme de la Ve République connaissait sa nouvelle heure de gloire.

Quelques jours après le scrutin, André Chassaigne a annoncé la reconduction du groupe de la Gauche démocratique et républicaine, passé entre temps de 15 à 22 députés. Il est formé d’une composante communiste : aux huit sortants se rajoutent Soumya Bourouaha (Seine-St-Denis) qui remplace Marie-George Buffet et Yannick Monet (Allier) en lieu et place de Jean-Paul Dufrègne. Si Alain Bruneel a été battu de quelques voix, les victoires de Jean-Marc Tellier (Pas-de-Calais) et Nicolas Sansu (Cher) porte à 12 le nombre de députés communistes.

NLA : Véronique, tu as été désignée, dans le cadre de la Nupes, à porter les couleurs de la gauche rassemblée sur la 7e circonscription de la Loire-Atlantique. Peux-tu nous dire comment s’est passée la campagne ?

Depuis l’édition 2019, la Fête de la musique à Nantes n’a plus la même saveur. Elle reste et restera longtemps marquée par le décès de Steve Maia Caniço, noyé dans la Loire à la suite d’une charge policière qui visait à disperser une soirée techno sur le quai Wilson.

La gauche a retrouvé des couleurs en Loire-Atlantique en remportant la moitié des circonscriptions. Cinq ans après la déroute qui avait vu la majorité remporter tous les sièges, ce scrutin sonne comme un retour à un équilibre gauche-droite traditionnel dans le département.

La réforme des retraites et le report de l’âge légal de départ à 65 ans, proposition phare d’Emmanuel Macron pendant la campagne de la présidentielle, ne va pas passer comme une « une lettre à la Poste ». 

Le 11 juin dernier s’est déroulée la marche des fiertés à Nantes, qui a rassemblé plus de 13 000 personnes dont de nombreux élus et militants communistes. Cet événement, musical et festif, défend les communautés lesbienne, gaie, transexuelle, bisexuelle, transgenre et intersexuée (LGTBQIA +). La manifestation s’est déoulée sans incident mais un jeune homme a été lâchement agressé par plusieurs individus en rentrant chez lui à Trignac. 

Le 26 juin, Patrick Pouyanné, Jean-Bernard Lévy et Catherine MacGregor, respectivement patrons de TotalEnergies, EDF et Engie, lançaient un appel aux Français, les enjoignant à réduire fortement leur consommation énergétique : « L’effort doit être immédiat, collectif et massif. Chaque geste compte ». La sobriété ainsi réclamée devrait permettre de constituer des réserves, face au risque de pénurie et de flambée des prix qui menacent « la cohésion sociale » l’hiver prochain.

Pages