L’été passé, les retraités et les travailleurs de différentes catégories (public et privé) étaient de nouveau dans la rue pour défendre les pensions, les salaires, l’emploi, la protection sociale… avec en toile de fond le retour des « réformes » de la droite macroniste sur l’assurance chômage et les retraites.

A l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires…, le 1 octobre : 250 manifestants à Nantes et 300 à St- Nazaire ; le 5 octobre : 3500 manifestants à Nantes, 2000 à St-Nazaire, Ancenis, Châteaubriant) pour exprimer leurs oppositions et leurs revendications. En particulier augmenter les salaires et pensions pour assurer une vie digne à tous en fonction des possibilités importantes de notre époque (on pense notamment à l’habitat, à la bonne bouffe, à l’éducation, à la santé… à l’environnement). Des manifestations qui comptent après la crise pandémique. Ce n’est pas aux premiers de corvée de payer la note. A l’heure des Pandora Papers et des paradis fiscaux, des aides publics aux grandes entreprises qui accumulent les profits privatisés, d’autres solutions sont possibles.

La question des salaires et des moyens à se donner est au cœur d’un choix de société et d’un réel clivage gauche–droite : soit satisfaire la profitabilité du capital, la finance et l’évasion fiscale dont les sommes échappent aux biens publics, soit satisfaire les besoins humains par la revalorisation conséquente du travail. Nous voulons permettre à chacun·e d’alterner tout au long de la vie des périodes d’emploi et de formation, en étant toujours rémunéré·e, sans connaître le chômage.

Les propositions du candidat communiste à l’élection présidentielle Fabien Roussel en faveur des retraités et travailleurs de toutes catégories sont à considérer. Augmenter d’une façon significative les petites et moyennes retraites ainsi que les salaires et traitements publics (hôpital, éducation, collectivités…).

Porter dans un premier temps le SMIC à 1800 euro brut et décider d’une hausse générale progressive par le bas des salaires, revaloriser le point d’indice tout en rattrapant le passif.

Proposer une conférence national des salaires avec les organisations syndicales. Propositions qui font écho aux revendications. Dans ce mouvement il est nécessaire d’en montrer les moyens. Ainsi 60 milliards de dividendes ont été versés aux actionnaires du CAC40 en 2021.